11 janvier 2007
Clinique de la Défense : prochaine fermeture
J'apprends que les actionnaires de la clinique de la Défense ont décidé de la fermer et de rappatrier l'ensemble de l'activité sur leur autre clinique de Rueil-Malmaison. D'une certaine manière, cette information vient confirmer mes interrogations exprimées dans mes notes du 22 novembre 2006 et celle du 8 janvier dernier, relatives au déficit de l'offre médicale sur Nanterre,
Le taux de rentabilié de l'établissement est insuffisant car il n'atteint pas la "norme" de 15 % réclamée par les actionnaires.
Les 5 800 m2 seront donc mis en vente prochainement.
Allant au bout de la logique libérale, ces actionnaires souhaitent conserver, au rez-de-chaussé, des activités profitables comme un laboratoire de radiologie.
Certes, de nombreux "clients" de cette clinique exprimaient régulièrement leur grande insatisfaction quant à la qualité de ses prestations. Néanmoins, elle concourait à l'offre de soin à Nanterre.
On voit bien comment les contraintes des actionnaires sont antinomiques avec l'esprit d'une offre de santé, s'inscrivant dans une politique de santé publique. L'intérêt général n'existe pas.
10 janvier 2007
La Poste du centre : bureau du 21e siècle, qu'il disait ?
Je suis régulièrement interpellé quant aux graves dysfonctionnements récurrents au bureau du centre de la Poste.
Le témoignage que j'ai reçu, ce jour, est édifiant :
« Je suis allé au bureau de poste, rue du Levant, pour chercher de l'argent, deux guichets
y étaient ouvert, il y avait la queue jusque la porte. Me disant que c'était
lundi, que c'était normal, j'y suis retourné aujourd'hui. C'était encore
pire, quatre personnes au guichets, une a fermé au bout d'un quart d'heure,
personne n'est venue la remplacer, et sur les trois restantes, une ne
faisait que les colis, personne n'est venue pour les colis, et elle ne
faisait rien d'autre. Tous le monde râlait, j'ai demandé un responsable,
mais on ne m'a jamais répondu.
En une heures au minimum quatre personnes avaient été servies, je suis parti vers dix heures il y avait au moins encore cinq personnes devant moi, et une queue jusqu'à dehors. »
Ce bureau de la Poste vient de faire l'objet de travaux importants qui visaient, comme le dit la Poste, à en faire le prototype du bureau du 21e siècle (sic !).
Si, nous considérons que la Poste participe (encore !) au service public, elle se doit d'avoir un service au public exemplaire. C'est manifestement loin d'être le cas.
Je demanderai, prochainement, des explications à la Direction départementale de la Poste. Je rendrai compte, ici, de mes démarches...
06 juin 2006
Inondation boulevard du Levant : la municipalité mobilisée
Ce matin, 6 juin 2006, une canalisation de transport d’eau a été accidentellement percée et a provoqué une inondation boulevard du levant (angle rue Rochegude).
C’est en procédant à la mise aux normes U.F.R (Utilisateur de Fauteuil Roulant) de l’arrêt d’autobus des lignes 157 et 160 situé non loin de la poste, que cet accident s’est produit. Grâce à une intervention rapide de la compagnie des eaux, cette canalisation a pu être fermée vers 11H20.
Les dégâts provoqués par les eaux dans les sous sol, jardins et rez-de-chaussée, sont les plus notables et ont entraîné la fermeture du bureau de poste central. Des expertises seront faîtes sur les bâtiments de proximité. La chaussée du boulevard du Levant est, pour le moment, fermée à la circulation automobile. Un cheminement piéton reste possible sur les trottoirs du boulevard du Levant.
Information complémentaire du 9 juin : Le trou dans la conduite d'eau est réparé. Les travaux de réfection de la voirie débutent. Dans une dizaine de jours, tout devrait être rentré dans l'ordre.
18 mai 2006
L'emploi salarié à Nanterre, en 2002
La ville de Nanterre réalise l'exploitation des déclarations annuelles de données sociales (DADS) des employeurs (entreprises, associations...). Elles couvrent l'emploi salarié privé et public à l'exception de la fonction publique d'Etat. La difficulté réside dans le délai. Aujourd'hui, nous disposons des données au 31 décembre 2002.
En 2002, le nombre d'emploi salariés à Nanterre était de 82 499, soit 9,5 % des Hauts-de-Seine, dans 5 000 entreprises et établissements, .
- Le secteur des services aux entreprises regroupe à lui seul 39 % des emplois, avec 32 000 salariés.
Certains secteurs restent sous-représentés : le commerce de détail (14 % à Nanterre, 27 % dans le département et 44 % dans la région), les services aux particuliers (2 % à Nanterre, 6 % dans le département, 8 % en Ile-de-France) et les activités financières et immobilières (6 % à Nanterre, 10 % dans le 92 et 9 % dans la région).
Le développement est important avec 11 000 emplois nouveaux entre 1996 et 2002, soit 15 % de croissance.
La catégorie des cadres augmente la plus avec 10 000 emplois en plus (+ 66 %). Elle représente à elle seule 31 % des effectifs salariés de Nanterre (37 % dans le 92 et 25 % dans la région).
Les employés et les professions intermédiaires constituent 56 % des salariés (29 % dans le 92 et 27 % dans la région).
Le nombre d'ouvriers a baissé de 8 % pour représenter 13 % des salariés.
Parmi les 82 499 salariés à Nanterre, seuls 9 354 résident dans notre commune (11 % des emplois).
02 décembre 2005
Hôtels meublés : une situation dangeureuse
Suite à l'incendie survenu dans l'hôtel Opéra en avril 2005, le Préfet des Hauts-de-Seine à demander à l'ensemble des communes du Département que des dispositions soient prises prévenir les risques d'incendie et de panique dans les hôtels meublés.
La ville de Nanterre procède actuellement au contrôle des dix établissements présents sur la commune. Six ont reçu la visite de la commission communale de sécurité.
Le résultat est affligeant. Quatre hôtels (38 chambres pour 57 occupants) ont reçu un avis défavorable d'exploitation, dont trois assortis d'un arrêté municipal de fermeture. Deux hôtels (51 chambres, 110 occupants) ont reçus de sévères prescriptions de travaux pour améliorer les conditions de sécurité incendie. Ces travaux doivent être réalisés à court terme et ils seront contrôlés par une prochaine commission de sécurité. Faute de quoi, ces hôtels pourraient également être fermés.
Ce constat indique combien la situation des hôtels meublés est préoccupante. Ils relèvent ce que l'on doit nommer l'hébergement indigne car, les conditions sanitaires sont à l'avenant des graves défaut de sécurité. C'est d'autant plus consternant que certains d'entre eux sont utilisés par les services sociaux du Conseil général pour le logement d'urgence.
C'est pourquoi, nous avons décidé d'agir avec une grande fermeté et nous engageons une réflexion avec des opérateurs spécialisés, et en lien avec les services de la Préfecture, afin de transformer ces établissement en résidence sociale.
14 novembre 2005
Nanterre : les faits du 10 au 14 novembre 2005
La rumeur est toujours néfaste. Aussi, j'ai choisi de fournir l'information précise, de première source, sur les faits de "violence urbaine", à Nanterre, entre le 10 et le 14 novembre 2005. Ainsi, chacun sera en mesure de relativiser les événements et de commencer à en tirer ses enseignements.
Deux voitures brûlées (les 10 et 11 novembre) ;
Sept conteneurs à ordures incendiés.
09 novembre 2005
Cette nuit à Nanterre : aucun fait relevé
Cette nuit a été très calme. Nous n'avons pas à déplorer le moindre fait. Sans penser que l'explosion est derrière nous, c'est encourageant. Dans les prochains jours et les prochaines semaines, nous allons avoir un gros travail de consultation, d'écoute, de débat et de réflexion. La situation sociale est grave et plus que l'état d'urgence, au sens policier, nous devrions avoir un état d'urgence social.
A Nanterre, depuis le 3 novembre, il y a eu au total 77 faits répertoriés, se répartissant :
26 feux de containers ;
21 voitures incendiées ;
11 véhicules utilitaires brûlés ;
4 atteintes à des biens publics ;
1 atteinte à un bien privé ;
4 atteintes à des commerces ou des entreprises ;
10 tentatives et découvertes.
Par ailleurs, 15 personnes ont été interpellées par la police, dont 7 mineurs.
08 novembre 2005
Les événements du 7 au 8 novembre à Nanterre
Tout en connaissant moins de violences que d'autres communes, Nanterre n'est pas absente de la litanie des événements délictueux et criminels. Dans la soirée et la nuit du 7 au 8 novembre, on constate :
- deux containers et deux poubelles brûlés ;
- Quatre voitures brûlées, dont trois dans un parking en sous-sol ;
- Un algéco de la MACIF brûlé ;
Le fait le plus grave est l'incendie de l'ancienne école d'architecture dont environ 700 m2 ont été brûlés. Ce bâtiment a brûlé vers 22 h 20 après avoir subit une première tentative vers 19 h 15 au cours de laquelle une interpellation a été réalisée.
A l'encontre des discours, l'essentiel des faits ne se sont pas produit pas au milieu de la nuit mais dans la soirée, entre 18 h et 20 h 30. Seule une voiture a brûlé, boulevard du Général Leclerc vers 4 h 20.
Pour les nuits précédentes, le décompte est le suivant :
- nuit du 3/4 novembre : 3 véhicules brûlés ;
- nuit du 4/5 novembre : 6 véhicules brûlés ;
- nuit du 5/6 novembre : 3 véhicules brûlés ;
- nuit du 6/7 novembre : 14 véhicules brûlés.
29 octobre 2005
Prochainement, ouverture de la Cité des métiers à Nanterre
Le projet de la Cité des métiers de Nanterre a été labellisé ce mercredi 26 octobre 2005, par le comité de labellisation du réseau des Cités des métiers, devenant ainsi le 9e site français et le 19e dans le monde à bénéficier de ce label créé par la Cité des sciences et de l'industrie.
Cette Cité des Métiers de Nanterre ouvrira pleinement ses portes en 2006, à proximité de la Place de la Boule à Nanterre.
La Cité des métiers de Nanterre sera étroitement associée à la "Maison de l'emploi", labellisée dans le cadre du plan de cohésion sociale. La Cité des métiers apporte à la maison de l'emploi un renforcement de la dimension de prévention en intégrant la composante orientation initiale et en accueillant un public plus large avec en particulier des salariés, des étudiants et des scolaires. De son côté, la maison de l'emploi complètera l'action de la Cité grâce à sa vocation de suivi et d’accompagnement.
Le label Cité des métiers caractérise des plates-formes intégrées d'information et de conseil ouvertes à tous les publics, multisectiorelles, mutipartenariales, offrant à la fois entretiens sans rendez-vous, documentation imprimée et multimédia et ateliers collectifs et centrées sur les besoins d'orientation, d'insertion et d'évolution professionnelle.
Actuellement, le réseau est composé, pour la France, des Cités des métiers ou projets de Paris, Belfort, Côte-d'Armor, Nîmes-Gard, Guadeloupe, Marseille-PACA, Orne (Alençon), Haute Normandie (Rouen) et à l'international, Milan, Gênes, Cagliari, Tarente et Trévise (Italie), Innsbruck (Autriche), Barcelone (Espagne), Porto (Portugal), République de Maurice, et Belo Horizonte (Brésil).
Avec la maison de l'emploi et la Cité des métiers, la ville de Nanterre se dotent de deux outils importants, qui complétent la mission locale pour les jeunes et le PLIE au bénéfice de l'avenir des nanterriens.
18 octobre 2005
Un protocole d'accord pour une nouvelle mosquée à Nanterre
A Nanterre, dans le cadre des aménagements du projet Seine Arche, un protocole d’accord va être signé entre la commune de Nanterre, l'EPA Seine Arche, et l’Association Islamique des religieux de Nanterre, en vue du transfert de la mosquée, actuellement dans la ZAC Rouget de Lisle, sur un nouvel emplacement.
Le transfert va s'effectuer, à l'horizon 2008, rue de la Commune de Paris, en face des Papeteries de la Seine SMURFIT / SOCAR, au sein d'une opération immobilière contigû à une autre, comprenant outre la mosquée, des logements sociaux et un restaurant inter-entreprises.
Le protocole défini l'organisation des études pour y parvenir et les conditions juridiques pour y parvenir. Le maître d'ouvrage est l'EPA Seine-Arche qui en prendra le coût à sa charge, soit environ 50 000 € HT. Il défini aussi les obligations des trois parties. La ville de Nanterre achètera l'actuel terrain à l'EPASA, après que celui-ci l'ai lui-même acquis, et concluera un bail emphitéotique avec l'association en vue de l'édification de la mosquée qui sera financée par celle-ci.
Nous pouvons nous réjouir de la solution âprement négociée. Par le nombre de pratiquants, l’Islam est devenu la deuxième religion de France. Cette religion est implantée depuis des décennies dans notre pays, auprès de nombre de nos concitoyens, réalité que, pendant de nombreuses années, des élus de notre pays ont fait mine d’ignorer. Cette absence de reconnaissance cultuelle d’une partie de notre population a amené une partie d’entre elle à pratiquer sa religion dans des conditions inacceptables (locaux inadaptés tels que des caves, des appartements désaffectés).
Nous sommes donc clairement favorables, dans le respect de la loi de 1905 sur la séparation des églises et de l’État, à un accompagnement publique pour faciliter l’édification de lieux de cultes musulmans. Ceci pour donner une réalité concrète au libre exercice des cultes.
