11 juillet 2005
Visite de la future crèche des Chenevreux
Je viens de visiter le chantier de la future crèche des Chenevreux afin de vérifier son état d'avancement. Cette nouvelle structure est située rue de Suresnes, sur le bord du parc des Chenevreux.
Le chantier est bien avancé et les délais devront être tenus. La livraison est prévue pour le mois de novembre 2005, de manière à pouvoir accueillir les premiers enfants dans le courant du mois de janvier 2006. Sa capacité d'accueil est de 47 places pour des enfants de 3 mois à 3 ans, auxquels s'ajouteront une dizaine d'enfants de 3 ans, dans un espace spécifique pour les préparer à l'entrée en école maternelle.
D'une surface totale de 850 m2, elle coûte 3,2 M€ en investissement. quinze professionnelles y travailleront. Elle répond aux prescriptions des normes Haute Qualité Environnementale (HQE), en particulier pour sa gestion des énergies et l'attention à l'ambiance sonnore.
Cette structure est la première des cinq équipements petite enfance que nous avons décidés d'ouvrir. La deuxième structure ouvrira au mois d'avril 2006, au bas des tours Aillaud. Elle sera suivie de la crèche Rouget de Lisle en 2007 et de la crèche Seine-Arche, en 2008. C'est donc un plan d'investissement de 10 M€ que nous engageons pour la première enfance.
13 juin 2005
Signature du contrat enfance, la prise en compte de notre dynamisme dans le champ de la petite enfance
Si dans le domaine de la petite enfance, Nanterre développe depuis longtemps une politique volontariste, aujourd’hui, l’objectif est d’améliorer notre service public d’accueil et d’éducation. Avec 160 nouvelles places d’accueil programmées et une souplesse de fonctionnement généralisée à toutes les structures d’accueil de la petite enfance, nous franchissons une nouvelle étape depuis quelques mois.
Ce jour, nous signons avec la Caisse d’Allocations Familiales des Hauts-de-Seine un contrat enfance de grande ampleur. En effet, il prend en compte la construction de quatre nouvelles structures, d’ici 2008, et la CAF financera 70 % du déficit d’exploitation (montant après le financement par les parents), prenant en compte ainsi, la réalité de la population nantérienne et notre dynamisme.
Répondre à la demande
S’adapter aux besoins nouveaux
L’objectif que la municipalité se donne est bien d’aider les parents à trouver le mode d’accueil le mieux adapté à leur enfant et à leur demande. Dix-sept structures municipales accueillent, en permanence, 1 200 enfants Nanterriens, avec des formules d’accueil diverses pour répondre au mieux à la demande des parents: crèches collectives, crèches familiales, multi-accueil, halte-accueil. Pour compléter cette offre de services, en 2003, a été ouvert un Relais d’Assistantes Maternelles.
Ouvrir de nouvelles voies
Malgré ces efforts très importants (il faut savoir qu'une crèche de 50 places coûte 3 M€ à construire, qu'elle nécessite 22 professionnels et coûte, chaque année 250 000 €), il est impossible de réponde à l'ensemble de la demande d'accueil. En effet, celle-ci connaît de telles variations d'une année à l'autre que d'autres solutions doivent venir compléter cette politique.
D'ici la fin de l'année, une allocation municipale viendra étoffer notre intervention. Elle permettra de solvabiliser les familles dans leur emploi d'une assistante maternelle indépendante.
La signature du contrat enfance est un moment de statisfaction où se cristalisent mes efforts depuis que j'assume la responsabilité de ma délégation de maire-adjoint à la petite enfance.
05 juin 2005
Publication du Guide des établissements de la petite enfance
Le 6 juin, les éditions ESF publie le premier guide exclusivement dédié aux professionnels de la petite enfance.
Si j'en fais l'annonce, c'est que j'y ai apporté ma contribution au travers de l'écriture de deux chapitres. Le premier est consacré à la construction des politiques publiques de la petite enfance et le second, à leur évaluation. Bien que s'appuyant sur le champ de l'accueil de la petite enfance, leur approche théorique le dépasse et s'applique à l'ensemble de l'action publique.
Le construction et l'évalution des politiques publiques sont au coeur d'enjeux qui mellent la démocratie, la réponse aux besoins, l'efficacité de l'action. C'est le sens que j'ai tenté d'illustrer dans ces deux chapitres.
Pour plus d'information, Pub_bouquin_petiteenfance.doc
ou, sur le site des éditions ESF
17 mars 2005
Carte scolaire : très en dessous des besoins
Le comité paritaire (administration et syndicats d'enseignants) s'est réuni le mardi 15 mars à Nanterre, pour examiner les propositions de l'inspection académique, concernant la carte scolaire, à la rentrée de septembre 2005
L'inspection académique a annoncé, pour les Hauts-de-Seine, une hausse des effectifs de 4 220 élèves à la rentrée 2005 : 1 690 enfants en maternelles et 2 530 en primaires.
Pour accueillir ces nouveaux enfants, 87 classes seraient ouvertes et 51 fermées soit 36 classes supplémentaires. 36 classes pour 4 220 enfants, ça fait en moyenne une classe supplémentaire pour cent enfants ! Sans commentaire !
A Nanterre, la situation ne va pas s'améliorer. Le nombre de classe en école maternelle est très insuffisant. Actuellement, ce ne sont pas moins de 115 enfants qui sont accueillis dans les structures municipales de la petite enfance, alors qu'ils ont plus de trois ans. Outre, que l'école serait un lieu plus adapté à leurs besoins, les places ainsi occupées ne peuvent pas bénéficiées à des enfants plus jeunes dont les parents ont de grands besoins de garde.
04 mars 2005
L'allocation unique pour l'accueil de la petite enfance, une contribution toujours d'actualité
Au mois de frévrier 2003, avec Stéphanie BOCQUET, maire-adjointe de Lille, j'écrivais une contribution relative à l'allocation unique pour l'accueil de la petite enfance, dans le cadre de la conférence de la famille. Elle est toujours d'actualité, alors que depuis la PAJE a été créée.
L'annonce puis la mise en place du groupe de travail sur « l'allocation unique » nous conduit à donner l'avis suivant sur son opportunité et ses conditions.
L'accueil des jeunes enfants est un élément de l'action publique qui répond à trois enjeux sociaux essentiels :
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Concilier vie familiale et vie professionnelle. Dans ce cadre, il s'agit que soit garantie l'égalité d'accès au travail et à l'emploi, d'une part, entre les femmes et les hommes et, d'autre part, entre les parents de catégories sociales différentes.
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Garantir aux parents la possibilité d'un choix effectif du mode de garde souhaité. Cela nécessite un regard particulier sur les différences sociales et territoriales qui génèrent des inégalités de fait.
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Contribuer à l'investissement éducatif. L'accueil des jeunes enfants est le premier maillon à conforter de la chaîne éducative. La collectivité ne peut se désintéresser de celui-ci. À cet égard, les pouvoirs publics doivent répondre aux besoins éducatifs et répondre aux attentes des parents dans l'accès de leur enfant à une offre éducative de qualité.
L'allocation unique pour l'accueil des jeunes enfants est une intention intéressante à trois titres :
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Une allocation unique conférerait aux parents une plus grande lisibilité et une meilleure compréhension de l'action de la collectivité en direction de l'accueil des jeunes enfants.
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Elle permettrait une simplification administrative pouvant générer une réduction des frais de gestion mais, aussi sociale, entraînant une plus grande égalité d'accès aux droits.
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La prestation unique réduirait les inégalités sociales d'accès à l'ensemble des droits ouverts et de leur usage. Dans ce sens, alors que seule la moitié des foyers peut bénéficier des réductions et déductions d'impôts sur le revenu pour les frais de garde, la suppression de celles-ci permettrait de rétablir l'égalité.
Cependant, cinq conditions doivent prévaloir à la construction de l'allocation unique.
L'allocation unique ne doit pas avoir pour objectif de réduire le financement direct des structures d'accueil. Le transfert des financements de l'offre d'accueil vers une solvabilisation de la demande ne peut pas être un objectif. Cette éventualité ne serait pas acceptée par les collectivités territoriales.
L'allocation unique doit éviter de perdre la souplesse et la grande adaptation du système actuel des prestations. Même s'il est en partie insatisfaisant, le dispositif existant présente l'avantage notoire de répondre à la grande variabilité des situations sociales et familiales.
L'allocation unique doit viser l'objectif de justice sociale. Pour cela, la prestation doit être modulable sur deux éléments distincts :
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Les différences de ressources des parents. La prestation doit être équitable, c'est-à-dire qu'elle doit être modulée en fonction de l'ensemble des ressources.
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Les inégalités territoriales. La prestation doit prendre en compte les différences entre les territoires locaux qui génèrent des inégalités sociales. La prestation doit être fonction d'un plan de développement régional reposant sur un diagnostic du territoire.
L'allocation unique doit réintroduire une équité d'accès des familles de différentes catégories sociales à la diversité des modes d'accueil des jeunes enfants.
L'allocation unique doit permettre un égal taux d'effort des familles quelque-soit le mode de garde.
Aujourd'hui, de nombreux parents rencontrent de sérieuses difficultés, voire des impossibilités, dans l'accueil de leur enfant en bas âge. Cependant, il n'en demeure pas moins que l'actuelle priorité de la puissance publique doit être centrée sur l'augmentation quantitative des capacités d'accueil et, en particulier, des structures collectives. Les difficultés de recrutement obèrent toutes les volontés à développer, voire à maintenir l'accueil des jeunes enfants. Un effort très important est indispensable pour former les personnels qualifiés de la petite enfance en nombre suffisant. Il doit accompagner le développement d'une offre de qualité.
14 décembre 2004
Les crèches privées marchandes : un mauvais choix
Nanterre développe depuis longtemps une politique volontariste en direction de la première enfance. Politique renforcée depuis 2001, avec pour objectif d’améliorer notre service public d’accueil et d’éducation. 160 nouvelles places d’accueil sont programmées et la souplesse de fonctionnement sera généralisée à toutes les structures d’accueil de la petite enfance.
Cependant, nous sommes mis en difficulté par les choix politiques du Gouvernement :
- Jusqu’en 2002, celui de Lionel JOSPIN co-finançait la création de nouvelles structures d'accueil de la petite enfance. Ce n’est plus le cas avec Jean-Pierre RAFFARIN.
- Au contraire, nous nous dirigeons vers le développement de crèches marchandes gérées par des sociétés privées : le Conseil Général présidé par Nicolas SARKOZY s’engage dans cette voie. Un choix doublement scandaleux car il réduit d’autant les financements pour la ville, tout en introduisant une logique de profits financiers dans l’accueil et l’éducation des enfants.
- Enfin, la CNAF élargit l’accueil des enfants jusqu’à l’âge de quatre ans alors que, dans le même temps, le ministre à l’enseignement scolaire annonce que l’école maternelle pourrait ne plus être de la responsabilité de l’État. Nous sommes là face à une volonté concertée d’abandonner l’école publique. Décision prise sans concertation et sur le dos des communes, donc des familles.
Cette politique du Gouvernement pourrait déstabiliser ce que nous construisons depuis de longues années. Aussi, les socialistes sont déterminés à développer, pour Nanterre, une politique ambitieuse, volontariste d’accueil et d’éducation de la première enfance, dans un esprit de solidarité locale.
Ce texte a été publié dans le magazine Nanterre Info, du mois de décembre 2004
01 novembre 2004
Réponse de Philippe LACROIX à la question orale de Jean-Pierre BARDEAU du groupe Les Verts, séance du Conseil Municipal du 26 oc
Sans aborder, maintenant, le plan d'actions pour la sécurité et la prévention dans les quartiers du Parc, ce qui a fait l'objet d'une présentation détaillée et d'un débat intéressant, au début de cette séance du Conseil Municipal, je vous répondrai, Jean-Pierre BARDEAU en présentant à l'assemblée le cas de la forte implication de l'association CNEPP et du soutien constant, de l'accompagnement depuis le début de la ville.
Le CNEPP a commencé à oeuvrer en 1998. En 1999, avec l'appui de la ville, cette association a ouvert une structure petite enfance originale, pour quatre raisons :
- Orginale car le projet a consisté à ouvrir sur des horaires destinés à accueillir des enfants dont les parents sont contraints, pour survivre, de travailler tôt le matin ou tard le soir.
- Originale car l'organisation était celle d'un multi-accueil mixant crèche collective et halte-accueil.
- Originale car le CNEPP a accompagné l'activité d'accueil de jeunes enfants d'un travail de fond de soutien à la fonction parentale et de formation des parents.
- Originale car la structure d'accueil de la petite enfance était portée par une association. Cela concourrait à une valeur ajoutée importante liée à l'implication bénévole.
Le CNEPP et sa structure d'accueil de la première enfance on su s'insérer, rapidemment, dans le quartier des tours Aillaud et devenir un service public, de fait, porté par l'association. Elle est devenue un acteur incontournable et majeur de ce quartier, contribuant à son développement social au travers de son action d'accueil, éducative et d'accompagnement des parents.
Par ailleurs, le CNEPP a acquis une stature particulière à Nanterre. En effet, elle a été un lieu de forte innovation, tant dans l'organisation de l'accueil des enfants que dans l'accompagnement des parents dans leur responsabilité éducative.
Les bénévoles et les professionnelles du CNEPP ont su construire des relations très positives à leur environnement. Une confiance réciproque s'est nouer.
Cependant, cela n'a pas empêché des difficultés. Lors d'une première, que j'ai déjà évoqué ici, les locaux de la crèche ont connu une intrusion avec d'importants dégats liés au vandalisme. Nous avons apporter soutien et récomfort, avec l'assistance de nos services techniques, par l'accueil des enfants dans nos structures municipales, la liaison permanente aux bénévoles, aux professionnelles mais aussi, aux parents. Ce fut très concrèt.
La seconde difficulté eut lieu les 26 et 27 septembre dernier. Des nouvelles intrusions ont été suivies de vols de matériels divers et de couches. Là encore, les services municipaux et les élus ont été présents dans le soutien actif.
Mais revenons à l'association elle-même. A partir de 2002, elle a commencé à connaître des difficultés financières, pour deux raisons concomittantes :
- Le CNEPP a subit durement les difficultés de recrutement des professionnelles de la petite enfance. L'obligation de recourir à l'intérim a renchéri son coût de fonctionnement.
- La seconde a trait aux parents des enfants accueillis. Ceux-ci ont des revenus très faibles, bien que travaillant, pour l'essentiel. Il en a résulter que le taux de participation des parents a diminué, pour ne plus représenter que 5 % des recettes.
La ville a pris ses responsabilité et j'ai réuni à quatre reprises, depuis, une conférence des financeurs du CNEPP : la CAF, le Conseil Général, l'Etat par l'intermédiaire du contrat de ville, la DDTEFP, le FASILD et bien entendu la ville de Nanterre. Cela a permis que tous les financeurs s'engagent financièrement d'une manière exceptionnelle en 2003, puis en 2004.
La question a été posée du devenir de la structure petite enfance portée par le CNEPP.
En effet, cette association ayant fait la démonstration des besoins sociaux et des réponses à apporter, était-il, dès lors, raisonnable de concentrer dans cette seule structure une offre de service pour une population aussi peu mixée. Par ailleurs, le CNEPP s'interrogeait légitiment sur le cœur de son projet associatif qui n'était pas de gérer directement un équipement, mais de développer une activité d'accompagnement parental.
Dans ce débat, la ville de Nanterre a proposé au CNEPP de reprendre l'activité d'accueil des jeunes enfants afin de lui permettre de se recentrer sur son projet central.
Les modalités visent à accueillir les enfants dans plusieurs équipements à proximité et à ouvrir dans l'un d'entre eux une section ayant des horaires élargies d'accueil, entre 6 h 30 et 20 h 30. Par ailleurs, il est indispensable de continuer à assurer une présence dans le quartier des tours Aillaud. Pour cela, la ville va transformer la crèche du CNEPP en une halte-accueil, permettant de répondre, ainsi aux besoins d'accueil plus ponctuel exprimés dans les quartiers du Parc Nord et Sud. Cela constitue, une des dimensions d'action du futur centre social.
Le CNEPP ne disparaît pas. Bien au contraire, vous avez pu voir que la convention du plan d'action pour les quartiers du Parc, fait référence, d'une manière explicite, à cette association pour développer un ensemble d'actions en direction des parents. Nous continuerons à la soutenir dans ce projet.
Vous avez donc là, un cas que je qualifierai d'exemplaire, d'une coopération entre une association et une ville. Chacune a été respecteuse de l'autre, ce qui a permi des impacts très positifs pour le quartier des tours Aillaud et, de contribuer, ainsi d'une manière très concrète et dans la durée au développement social et à la prévention.
