22 avril 2006
Crise du logement : conseil municipal extraordinaire du 26 avril 2006
Parce que nous sommes résolument engagés, à notre niveau, dans la lutte contre le mal-logement, nous consacrons notre prochain conseil municipal à la crise actuelle du logement, lors d'une séance extraordinaire, afin d'approfondir le débat et décider d’actions concrètes.
La crise du logement est un des problèmes centraux de la France d’aujourd’hui. Profonde et complexe, elle touche toutes les couches sociales qui sont contraintes de consacrer une part grandissante de leur budget à se loger, quand elles trouvent à se loger. Le contexte social et politique actuel est fait de spéculation immobilière, d'une politique gouvernementale inégalitaire renforçant la crise mais également, de précarisation des citoyens.
Par ce que ce n'est le "marché" en tant que tel qui est responsable mais bien les politiques conduites (en particulier par la droite), une intervention publique forte est aujourd’hui indispensable pour inverser la tendance, pour faire du logement un droit opposable.
Pour accompagner le débat, je publierai, sur ce blog, une "chronique de la crise du logement".
D'ici là, rendez-vous le 26 avril 2006 à 19H00 dans la salle du conseil municipal de l’hôtel de ville de Nanterre
30 mars 2006
Pétition contre l'amendement Ollier réduisant l'obligation des communes en logements sociaux
L'association HABITAT & HUMANISME a lancé une pétition contre l'amendement OLLIER (Député-Maire de Rueil-Malmaison) qui remet en cause le quota de 20% de logements sociaux imposé par la loi SRU.
Dans un billet du 30 janvier dernier, j’ai expliqué les tenants et les aboutissements de cet amendement.
Au moment où l'accès à un logement digne est aussi difficle pour tous, nous constatons comment, une fois de plus, la droite cherche à détruire le lien social et à réduire l'équité.
Pour signer la pétition : www.petitiononline.com/rflgHH1/petition.html
08 mars 2006
Patrimoine de l'office départemental HLM des tours aillaud : des constats affligeants
Au moment où le Président du Conseil général des Hauts-de-Seine annonce la volonté d'agir (enfin !) pour remettre à niveau le patrimoine de l'OPDHLM, il est intéressant de faire un point sur la réalité de celui-ci.
La ville de Nanterre a réalisé (au début de l'hiver) un recensement rapide des difficultés. Elles se résument :
communication difficile entre l'OPDHLM et les locataires ;
entretien "minimaliste" des parties communes et des facades ;
faible engagement dans la mise à niveau des appartements et leurs réparation ;
problèmes d'hygiène nombreux ;
questions de sécurité posées.
Quelques photos illustrent cette situation affligeante. Les locataires ont droit à plus de considérations.
Exemple de la dégradation des façades provoquant des fuites et des infiltrations au niveau des fenêtres (123 avenue Pablo Picasso). | |
Travaux de remise en sécurité non effectués : exemple des étages incendiés au 11 rue de Craïova, porte de l’escalier de secours du 13e étage. | |
Des problèmes électriques : exemple du 7e étage du 123 avenue Pablo Picasso. | |
Absence de bloc de secours au 123 avenue Pablo Picasso. |
31 janvier 2006
Les socialistes des communes du bassin de vie de la Défense proposent 5 orientations pour lutter contre la crise du logement
Les élus socialistes des communes du pourtour de la Défense se mobilisent et proposent cinq orientations pour lutter contre la crise du logement.
Avec mes collègues, nous constatons depuis plusieurs années la forte dégradation des conditions d'accès au logement rendant impossibles les mobilités résidentielles de nos concitoyens.
Nous nous sommes réunis pour faire le point des conditions sur le bassin et de l'impact négatif de la politique du conseil général mais aussi, pour être moteur de la réflexion et de l'action collective en direction du logement.
Dans cette perspective, nous avons établi un document qui sur le base d'un constat rapide décrit cinq propositions simples pour améliorer la situation :
Equilibrer l’offre de logements et de bureaux dans l’ensemble des communes du pourtour de la Défense.
Redéfinir la participation à la surcharge foncière.
Obtenir des quotas de logements sociaux (20 % minimum) dans toutes les opérations immobilières.
Imposer des clauses antispéculations lors des ventes de logements neufs.
Lutter contre le saturnisme et le logement insalubre.
Pour lire le texte : communiqué
30 janvier 2006
Patrick OLLIER, député-maire de Rueil-Malmaison a fait adopter son amendement contre le logement locatif social
Dans la nuit de mercredi à jeudi 26 janvier, à l'Assemblée nationale, les députés ont adopté l'amendement de Patrick Ollier (UMP, Hauts-de-Seine) qui vide de sa substance l'article 55 de la loi de solidarité et de renouvellement urbains (SRU), qui obligeait les villes à atteindre un quota de 20 % de HLM, sous peine d’amendes financières. Par quel procédé hypocrite ? On inclura désormais dans le comptage toutes les opérations d'accession à la propriété dès lors qu'elles sont réalisées par des ménages ne dépassant pas un certain seuil de revenus qui sera fixé par décret.
Ce détricotage de la loi SRU a été entreprise, au mépris –mais faut-il s’attendre à autre chose de la part des parlementaires de droite-, des injonctions de l'abbé Pierre, qui était venu mercredi 25 janvier dans l’hémicycle leur demander de renoncer à la modifier. «Si je suis là cinquante ans après l'époque où j'étais parmi vous - il a été député de 1945-1951-, c'est que sans aucun doute se trouve mis en question l'honneur de la France», précisant que «l'honneur, c'est quand le fort s'applique à aider le moins fort». Le fondateur d'Emmaüs a demandé à Jacques Chirac de faire «pression sur les députés (...) pour que la loi qui oblige à construire 20 % de logements sociaux soit respectée». Il a dit aussi que le mot «social sera bientôt inutilisable tellement il est devenu synonyme de ceux qu'on ne fréquente pas».
Le président de la République avait lui-même en novembre, pendant les émeutes des banlieues, jugé nécessaire ce dispositif : «La vérité m'oblige à dire que cette loi SRU a connu des effets positifs puisqu'un nombre important de communes a atteint cet objectif ou est en voie de l'atteindre (...). Cette loi sera respectée.» On le voit…
Patrick OLLIER agit, ainsi, en petit soldat du chiraquisme mais aussi, pour répondre à ses intérêts propres puisque cela lui permettra que les logements sociaux qu'il s'apprête à vendre, rentrent dans le quota de Rueil-malmaison.




