02 mars 2007
Enseignement : gros problèmes en prévision pour la prochaine rentrée, en septembre prochain
L'Inspection académique a confirmé les mesures sévères, pour la ville de Nanterre, de fermetures de classes, en écoles maternelles et élémentaires ainsi que dans les collèges, pour la rentrée scolaire 2007.
Alors que les effectifs restent stablent :
onze classes sont prévues pour être fermées et seules trois doivent être ouvertes ;
- 200 heures d'enseignement supprimées dans les collèges.
Les quartiers les plus touchés sont ceux du Parc Sud et du Mont-Valérien.
Cette situation est particulièrement incompréhensible et inaceptable que le quartier du Parc Sud fait l'objet, "normalement", d'un dispositif particulier dans lequel l'Etat avait promis d'y mettre des moyens importants.
Les conséquences sont de deux ordres :
- Les effectifs par classe vont augmentés d'un manière importante ;
Une centaine d'enfants ne pourra pas être accueillie en école maternelle et, ce sont autant de places dans les structures d'accueil de la petite enfance qui ne se libèreront pas pour accueillir de jeunes enfants.
Cette situation est générée par le choix du Gouvernement de réduire le nombre de postes d'enseignants, sans tenir compte des réalités démographiques et sociales. C'est une logique arithmétique antinomique avec une approche politique de l'intérêt général.
27 octobre 2006
Lycée Joliot-Curie de Nanterre : création d'une prépa de lettres supérieures à la rentrée 2007
A la rentrée 2007, le lycée Joliot-Curie de Nanterre abritera deux classes préparatoires de lettres supérieures. Ces classes sont ouvertes par le transfert de celles qui existaient au lycée Pasteur de Neuilly. Elles accueilleront une soixantaine d'élèves, encadrés par 14 professeurs de chaires supérieures.
Nous revendiquions de longue date cette création dans le lycée général de Nanterre. En effet, les lycéens de Nanterre doivent avoir des filières d'excellence accessibles.
Je salue, ici, la décision de l'Inspecteur d'Académie et du Recteur.
04 juillet 2006
"Bizareries" concernant l'affectation d'élèves sortant de troisième
Sylvie CABASSOT, maire-adjointe socialiste de Nanterre, a été alertée, d'une part, par des associations de parents d'élèves et, d'autres part, par des enseignants du collège Evariste Gallois, de la situation anormale concernant l'affectation d'élèves des classes de troisième des collèges de Nanterre.
Il semble que nombre d'entre eux après avoir obtenu une affectation, à Suresnes, à Rueil... (courrier de l'Inspection Accadémique) se la voient refuser quand ils se présentent dans le lycée.
Officiellement, c'est parce qu'il n'y aurait plus de place et que l'ordinateur se serait trompé (dans d'autres cirsconstances, on rigolerait de la naïveté des arguments), mais il apparaît aussi, au détour des échanges, que le fait d'être de Nanterre et/ou d'avoir un nom à consonnance étrangère ne soit pas absent de la décision.
Quoi qu'il en soit ces élèves (qui sont en général de bons élèves) se retrouvent sans affectation, puisque le lycée Joliot-Curie ne les avait pas prévus (à juste titre) et que là aussi, il y aurait un problème de place...
Si ces fait s'avèrent exacts, ils sont scandaleux et indignes du service public. Il est nécessaire que les directions des établissements de Suresnes et de Rueil concernées retrouvent la raison. Nous allons nous y employer. A défaut, la justice pourrait être saisie.
Information complémentaire du 5 juillet : Lucien BATARD, maire-adjoint socialiste à l'enseignement, a rencontré la Directrice de cabinet de Monsieur MICHELLET - Inspecteur d'Académie - . Elle lui a assuré que celui-ci prenait cela au sérieux et qu'il faisait le nécessaire pour que ces "dysfonctionnements" disparaissent. On peut être satisfait de l'implication de l'IA sur cette question.
16 juin 2006
Création de trois classes
Lors de la réunion de la commission paritaire, jeudi 15 juin, il a été décidé de créer trois classes dans les écoles de Nanterre, afin de répondre aux besoins démographiques :
- Ecole élémentaire du Centre ;
- Ecole élémentaire Robespierre ;
- Ecole maternelle Picasso.
Il apparaît que nous sommes en très bonne intelligence avec l'inspecteur d'académie Mr Michelet. Il sait être à l'écoute des besoins de la population naterrienne et de la politique éducative de la ville.
03 mars 2006
A l'unanimité, les maires des Hauts de Seine disent non aux conditions actuelles du financement de l'école privée
Lors d'une réunion spéciale, l'association des 36 maires des Hauts-de-Seine ont décidé, à l'unanimité, leur refus que les communes financent l'école privée, comme cela est prévu par la loi du 13 août 2004 relative aux libertés et responsabilités locales.
Le texte prévoit que pour les élèves scolarisés dans un établissement privé situé hors de la commune de résidence, celle-ci devrait financer l'école d'accueil. Ce principe existe, sous des conditions strictes pour les écoles publiques car le maire de la commune de résidence doit donner son accord préalable.
Pour les écoles privées, le principe est différent. La participation communale en faveur des écoles privées devient obligatoire pour l'ensemble des enfants non scolarisés dans la commune de résidence, même si celle ci n'a pas donné son aval à cette scolarisation. C'est inacceptable car dans ce cas, il y aurait en effet une inégalité profonde de traitement en « défaveur de l'école publique » propre à raviver la « guerre scolaire ».
Unanime, les 36 communes des Hauts de Seine refusent donc cette inégalité profonde. Il faut savoir qu'au regard des élèves dans cette situation, sur le territoire national, de ce fait l'enseignement privé (à 95 % catholique) percevrait plus de 300 M€ par an, provenant du budget des communes. Cela met en cause des principes de notre république depuis la fin du 19 e siècle.
Pour aller plus loin : http://www.andev.com.fr/breve_equilibre.html et http://ecolesdifferentes.free.fr/AMERMICHEL.html
01 février 2006
La scolarisation précoce n'est pas la tasse de thé du nouvel inspecteur d'académie du 92, Claude MICHELLET
Il l'avait annoncé. Il le fait. Claude MICHELLET, le nouvel inspecteur d'académie des Hauts-de-Seine s'était exprimé sur la scolarisation des jeunes enfants en classe maternelle. Pour lui, ce n'est pas une priorité ; ainsi, les enfants autour de 3 ans n'ont aucune garantie de pouvoir entrer en école maternelle.
Si la scolarisation précoce n'est aucunement la panacée et souvent, l'école est peu adaptée à accueillir des jeunes enfants, il n'en demeure pas moins que toutes les recherches ont démontré l'impact positif qu'elle provoquait pour les enfants de familles défavorisées.
Nous venons d'apprendre que l'inspecteur d'académie a décidé de ne pas ouvrir de classe maternelle à l'école Robespierre et surtout, de fermer la classe des petits à l'école des Paquerettes. Par ailleurs, deux ouvertures sont prévues : écoles Romain Rolland et Langevin.
Ces deux ouvertures ne viennent répondre qu'à la croissance démographique très forte sur ces écoles. Elles ne permettront pas d'améliorer le taux de scolarisation des jeunes enfants.
La fermeture à l'école des Paquerettes au Petit Nanterre est fortement dommageable.
Je ne peux pas comprendre cette décision qui va à l'encontre du bon sens et de la justice sociale. Par ailleurs, alors que nous sommes déjà face à une très forte demande d'accueil en crèche, elle va s'accentuer sur ce quartier. Les conséquences sont graves : moins d'enfants à bénéficier du cadre de référence de l'école, plus de parents (en particulier les femmes) en difficulté pour accéder à un emploi.
Nous allons devoir organiser la mobilisation pour que cette décision ne soit pas effective.
23 décembre 2005
35 millions d'euros, du Conseil Régional, pour la rénovation du lycée Joliot-Curie de Nanterre
Lors d’une réunion publique, le 15 décembre dernier, organisée par l’ANLYCE, Elisabeth Gourevitch, Vice-Présidente du Conseil régional, a annoncé que la rénovation du lycée Joliot-Curie de Nanterre était inscrite au Plan de rénovation des lycées, pour une première somme de 35 millions d’euros.
Cette rénovation est conditionnée par l’ouverture, à la rentrée 2007, du futur collège sur le site Anatole France. Ce nouveau collège permettra de libérer un tiers de la surface du lycée Joliot-Curie.
A cette rénovation physique, est joint le nouveau projet pédagogique du lycée, préparé par sa direction. Il prévoit, certes, deux points importants :
le rééquilibrage des séries avec un renforcement des séries générales par rapport aux sériestechnologiques ;
la création de deux nouveaux BTS « porteurs », pour des élèves avec un profil plus scientifiques : un BTS Informatique de gestion et un BTS Radiologie à la rentrée 2007.
Mais, nous pouvons néanmoins être déçus par sa très grande modestie au regard de la préparation aux cursus d’études supérieures. Par exemple, comment peut-on expliquer qu’une ville de 90 000 habitants, comme Nanterre, n’ait pas de classes préparatoires aux grandes écoles ? L’enjeu est de construire les passerelles pédagogiques vers les établissements d’enseignement supérieur (universités, grandes écoles et IUT).
Par ailleurs, nous pouvons faire du lycée Joliot-Curie un établissement modèle en matière de handicap. Il ne s’agit pas seulement d’avoir des locaux adaptés (c’est la moindre des exigences) mais d’avoir le projet de l’accueil, avec les conditions matérielles et d’encadrement requises, de lycéens handicapés, par exemple aveugles ou sourds. C’est un projet à construire pour lequel la Région est prête à engager les financements nécessaires. La balle est dans le camp de la communauté éducative !
Enfin, un second lycée général sera construit à Nanterre. En aucune manière, sa construction n’est liée à la rénovation du lycée Joliot-Curie. La ville recherche, actuellement, le meilleur emplacement pour celui-ci. Deux sites sont à l’étude :
- au nord de l’Université Paris X, au dessus de la A86 ;
- dans le quartier des Groues.
La ville de Nanterre doit accélérer sa proposition afin que la programmation soit inscrite budgétairement, le plus tôt possible.
17 octobre 2005
Rentrée scolaire à Nanterre : le point définitif
Sept semaines après la rentrée scoalire, on peut fait un point définitif.
On peut pointer positivement que nous accueillons près de 80 enfants supplémentaires dans les petites sections de maternelle. Cela résulte de la création de quatre classes. C'était un point dur de négociation avec l'Education Nationale, depuis de nombreuses années. Cependant, 75 enfants restent encore en liste d'attente (contre 150, il y a un an) d'une entrée en école maternelle. Ce sont essentiellement les quartiers du centre et du Mont-Valérien qui concentrent les tensions.
En élémentaire, les effectifs sont stables : 5 535 enfants en 2005, contre 5 552 en 2004. Cependant, cela masque des accroissements (Anatole-France, Jules-Ferry et Joliot-Curie et des diminutions (Neruda, Jacques-Decour, Pâquerettes, Gorki).
Dans les collèges, on assiste à une légère baisse avec 3 937 collégiens et 4 003 en 2004, avec cependant, une augmentation du nombre de demi-pensionnaires.
L'effectif du lycée Joliot-Curie baisse légèrement pour 1 128 lycéens, tandis que celui des lycées professionnels croît à 1 130 élèves.
Concernant l'encadrement adulte :
les dix postes de psychologues sont pourvus ;
on note une amélioration des postes de maîtres-rééducateurs ;
les postes d'enseignants ont tous été pourvus (mais en utilisant les réserves, d'où un risque futur de difficultés) ;
en élémentaire 35 % des enseignants sont des débutants (1er et 2e année), ce qui nécessiterait que soient renforcés les équipes de conseillers pédagogiques.
En conclusion, cette rentrée scolaire est en nette amélioration par rapport aux deux précédentes. Mais, l'engagement doit être confirmé dès l'année prochaine au regard de l'enjeu majeur de la réussite scolaire des jeunes nanterriens qui doit encore fortement progresser.
29 septembre 2005
Lycée Joliot-Curie de Nanterre : arrêtons les amalgames et soutenons la communauté éducative
"Les témoignages parus dans la presse font parfois le lien entre les incidents dont fait l’objet le lycée Joliot-Curie et la rénovation des bâtiments. C’est un amalgame dangereux...
...La modernisation du lycée Joliot-Curie, issu d’une architecture obsolète aux formes de barre, est indispensable et prévue, mais n’a rien à voir avec de telles agressions.
Par contre, on peut se demander si ce lycée n’est pas victime d’une véritable campagne de dénigrement, d’autant plus infondée que les derniers résultats au baccalauréat montrent le succès de la mobilisation de la communauté éducative au bénéfice des élèves..."
Voici des mises au point de la part de Marie-Laure Meyer, conseillière régionale socialiste, qui étaient nécessaires. Avec Elisabeth Gourevitch, Vice-Présidente du Conseil Régional, elles ont pris à bras le corps le problème pour décider de mesures concrètes. Je connais la pugnacité de mes collègues et amies pour avoir confiance !
Pour lire la déclaration de Marie-Laure Meyer : Joliot_curie270905.doc
26 septembre 2005
Incendie au lycée Joliot-Curie de Nanterre, l'emballement dans un contexte de difficultés
Dans la nuit de jeudi à vendredi dernier, un incendie s'est déclaré au sein du lycée Joliot-Curie de Nanterre. Aujourd'hui, la Vice-Présidente (PS) du Conseil Régional, Elisabeth Gourevitch, a convoqué une réunion avec l'ensemble des parties concernées : région, département, ville, Education Nationale, Commissaire de police. Son objet était de définir des mesures d'urgence.
L'incendie a dévasté les bureaux de la Proviseure et de son assistante, ainsi que deux salles attenantes. Alors que la presse a fait état de l'origine criminelle de l'incendie, la police est quant à elle beaucoup plus prudente et, d'autres hypothèses sont évoquées telles qu'un court-circuit avec un ordinateur.
Cela ne vient pas minimiser la situation du lycée et le sentiment d'impuissance qui y prévaut. Depuis quinze mois, c'est le quatrième incendie, sans compter l'agression d'une professeur et des lancers d'extincteurs. Pour ma part, je suis satisfait que l'appareillage de sécurité incendie ait fonctionné correctement, alors qu'au printemps dernier, j'avais dû donner, avec la commission de sécurité, un avis défavorable à la continuation de l'exploitation du lycée et du collège, en constatant des grâves défauts dans la sécurité incendie. Cela prouve, au moins, que depuis, nous avons retrouver un état plus satisfaisant.
Au regard de l'état général du lycée et du collège, la rénovation du lycée est inscrite dans les priorités du conseil régional. Nous devons tous soutenir ce projet qui est la condition pour que notre lycée retrouve une sérennité d'études et d'éducation. Cela va nécessité une opération lourde et longue (plus de six ans). C'est la raison pour laquelle, la cité scolaire nécessite la mobilisation de toutes les parties, sur la longue durée, car l'enjeu est notre jeunesse.
