06 juin 2006
Le parc du Chemin de l’île ouvre ses portes le 10 juin 2006
Le 10 juin 2006 à 15 h00, le parc du chemin de l’île sera inauguré par Patrick Jarry, maire de Nanterre et président de l’établissement public d’aménagement Seine Arche (EPASA), Nicolas Sarkozy, ministre d’Etat, président du conseil général des hauts de Seine et Jean-Paul Huchon président de la région IDF. Cet équipement, cofinancé par la ville de Nanterre, le conseil général des Hauts de Seine, le conseil régional d’Ile de France et l’EPASA, était attendu depuis longtemps par les nanterriens. Il marque, à
Nanterre, la reconquête par les habitants des berges de Seine. Il s’agit également, de la première réalisation finalisée de l’ensemble du programme d’aménagement de
Respectant des valeurs de développement durable, cet espace vert dispose de bassins filtrants, utiles à une gestion raisonnée de l’eau de la Seine ; des pavillons et bâtiments de bois, conformes aux critères « haute qualité environnement » ; un fossé humide, nécessaire au développement de la biodiversité…
01 mars 2006
La charte de l'environnement : des mots, rien que des maux
La Charte de l'environnement si chère à Jacques Chirac a eu un an le 1er mars.
Cet anniversaire est l'occasion d'analyser les bénéfices de cette charte depuis sa naissance : aucun, à part peut-être celui de masquer les connivences gouvernementales avec les pollueurs et les lobbies aux intérêts économiques douteux.
L'article 4 estime, par exemple, que « toute personne doit contribuer à la réparation des dommages qu'elle cause à l'environnement, dans les conditions définies par la loi ». Mais, alors que les socialistes avaient préparé un projet de loi qui prévoyait l'application du principe pollueur-payeur, pour les pollutions d'origine agricole, le projet de loi sur l'eau de la droite ne pénalise pas les agriculteurs responsables de pollution aquatique. Elle favorise ainsi les producteurs de pesticides et d'engrais. Pourtant, la France a déjà été condamnée cinq fois par la Cour de justice européenne pour non-respect des textes communautaires en matière de qualité des eaux.
Dans ce contexte, tout porte à croire que cette charte était une énième façade prévue par la droite pour suivre la route qu'elle s'est tracée.
13 septembre 2005
Pour l'avenir des transports publics en Ile-de-France
Alors que les conditions des transports publics franciliens demeurent globalement dégradées en raison d’un trop faible investissement de l’Etat, le gouvernement refuse, dans le cadre de la dévolution des compétences du Syndicat des Transports d’Ile-de-France (STIF) à la Région, de lui donner les moyens financiers nécessaires en vue d’améliorer les transports que chaque usager est en droit d’attendre ! Il manque globalement 753 millions d'euros.
SAMEDI 24 SEPTEMBRE à 14h00 : une grande manifestation est prévue sur le parvis de la gare Montparnasse à Paris à l’appel d’organisations syndicales, de partis politiques de gauche et d’associations d’usagers.
Pour lire l'article sur le site du PS du conseil régional : http://www.ps-idf.com/public/article.tpl?id=6051
17 juin 2005
Le développement durable n'est pas une mode, c'est une nécessité d'agir
La question de l'environnement se pose aujourd'hui, dans des termes nouveaux. Nous ne sommes plus dans l'écologisme associé à une certaine forme de "babacoolisme" ou de peur des changements induits par les progrès technologiques. L'enjeu est celui de l'organisation de notre futur, de celui de nos enfants et de leurs petits enfants. En particulier, nous devons prendre à bras le coprs la question de la "dérive climatique". En effet, la température moyenne de la planète a augmenté de 0,6°C au 21e siècle ; elle pourrait augmenter de 1,4 à 5,8°C d'ici 2100. Ces phénomènes, principalement causés par l'augmentation des émissions de gaz à effet de serre, ont des effets déjà visibles : fonte des calottes glacières, diminution des réserves en eau potable, relèvement du niveau des mers, déplacement de millions de personnes.
Par ailleurs, j'adhère à l'avis de Nathalie VICQ-THEPOT (conseillière municipale socialiste) lorsqu'elle dit : "A mon avis, il y a une angoisse sourde et pour l'instant non encore exprimée dans la population, qui s'ajoute aux questions d'emploi, relative à la crainte de l'avenir en matière de changement climatique, de pénurie d'énergie, de développement des cancers dus aux produits toxiques accumulés etc. Agir sur ces questions trouve toujours un écho important dans la population ou dans les services des collectivités, qui révèle à ce moment-là combien ces sujets touchent de près les gens. Et d'ailleurs, je pense que c'est une grave erreur pour tous les partis, et en particulier le nôtre, de ne pas bâtir leur projet pour l'avenir radicalement là-dessus...".
J'ai été désagréablement surpris, lors d'une réunion cette semaine avec nos partenaires politiques, d'entendre des représentants expliquant que "le développement était une mode ou une idéologie des nantis et des bobos" ; que "c'était un prétexte pour faire accepter les inégalités et que nous devions continuer le cap ; enfin que cela était une question à traiter à l'échelle mondiale qu'il était inutile que la ville de Nanterre s'engage dans cette voie".
Ce discours montre combien nous sommes encore éloignés, d'une part, de la prise de conscience du problème et des enjeux et, d'autre part, d'une conception de l'action politique dans laquelle la responsabilité serait constamment renvoyé sur les autres (le summum étant de désigner Bruxelles et l'AGS comme les diables).
Aujourd'hui, l'alternative est simple. Soit nous choisissons explicitement de ne rien faire car il faudrait qu'avant les USA ratifie le protocole de Kyoto, soit nous nous engageons résolument dans l'action contre l'effet de serre, en particulier.
Les élus socialistes de Nanterre choisissent la seconde solution.
Nathalie VICQ-THEPOT a présenté un plan d'action à court/moyen terme, pour Nanterre. Le groupe des élus socialistes de Nanterre a validé ce plan pour le faire sien. Pour consulter cette proposition : Vers_un_Agenda_21_Nanterrien.doc
10 mars 2005
Projet de loi sur l'eau, faire payer les français pour les polueurs
La charte de l'environnement à peine votée, le gouvernement montre une nouvelle fois qu'il s'assoit sur les principes affichés pour faire le contraire dans sa politique. Le projet de loi présenté ce matin en Conseil des Ministres se révèle nettement insuffisant pour atteindre l'objectif d'un bon état écologique des eaux d'ici 2015.
Compte tenu de l'ampleur des progrès à effectuer en France où les ressources en eau sont particulièrement polluées, les prétendues démarches volontaristes mises en avant par le Ministre ne sont que des effets d'annonce. Sans objectifs quantitatifs précis, sans calendrier contraignant et sans moyens conséquents, cette loi n'aboutira à rien. On ne peut que le regretter.
Il est en particulier regrettable que le projet de taxation des nitrates utilisés dans l'agriculture, contenu dans le premier projet élaboré par le gouvernement Jospin, ait été abandonné. Les ménages continueront donc à payer seuls l'essentiel du coût (plus de 80%) d'une pollution dont ils ne sont pas responsables et à supporter ainsi des factures d'eau conséquentes et des inégalités criantes face au prix de l'eau.
Et pourtant, nous devons défendre le droit de tous à accéder à une eau de qualité et au principe de l'égalité de traitement des citoyens face aux services de l'eau.
Par ailleurs, on ne peut que méptiser la manoeuvre polititicienne consistant à modifier la composition du corps électoral des comités de bassin, en donnant le droit de vote aux représentants de l'État pour éviter le basculement à gauche des Comités de Bassin, malgré la prépondérance des élus de gauche dans les collèges territoriaux de certaines agences, et le mécontentement des collèges associatifs et usagers.
Une loi sur l'eau est nécessaire? Elle doit reposer sur le principe du polueur-payeur. Il est encore temps pour que le gouvernement revoit sa copie. Mais là encore, je doute que l'autisme idéologique de Raffarin ne lui permette pas d'y parvenir.
