Présentation de Philippe Lacroix

27 février 2007

Plus de 115 policiers mobilisés pour rien, dans l'attente de Nicolas SARKOZY

Revenons sur "l'événement" nanterrien du 13 février dernier. Je rappelle les faits. Ce jour Nicolas SARKOZY devait venir à Nanterre, pour y rencontrer une association de quartier (sur les 500 existantes sur la ville). Il a été longuement attentu ; il n'est point venu. Je commentais en signalant que la relation "trouble" entre le Ministre-candidat et les dirigeants de cette association (depuis, il les a reçus dans son bureau de la place Beauvau) ne correspondaient pas à ma conception de l'action publique.

J'apprends, maintenant, que loin d'avoir été retenu par des engagements antérieurs, la venue de Nicolas SARKOZY était bien programmée. La preuve est directe et simple : ce sont plus de 115 policiers de la circonscription de Nanterre qui ont été mobilisés, une grande matinée entière pour sécuriser les abords. Ceci, pour rien !

Alors, si la visite n'était plus d'actualité, nous pouvons nous poser la question légitime de la mobilisation des forces de l'ordre, alors que leur utilité était requise ailleurs. Nous pouvons aussi nous interroger sur le niveau d'une telle mobilisation pour un simple candidat à l'élection ?

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13 février 2007

Réflexions sur la non-venue de SARKOZY à Nanterre

On apprend que Nicolas SARKOZY "devait" venir à Nanterre, aujourd'hui, à l'invitation d'une association de quartier. "Retenu par d'autres obligations", c'est une de ses conseillères qui est venue. Ce fait amène deux réflexions :

  • Si le candidat à la présidentielle avait prévu, réellement, de venir à Nanterre, pour rencontrer une association, il y a une certaine inconvenance à ne pas honorer son rendez-vous, sans information préalable et à dépêcher une "remplaçante" de dernière minute. C'est à rapprocher de la séance de voeux de Nicolas Sarkozy où il est arrivé avec une heure trente de retard et ne s'est aucunement excusé.

  • Le président de cette association de quartier, vient de déclarer à la presse : "On attend Nicolas Sarkozy pas plus que les autres politiques qui sont venus nous voir, aussi bien de gauche que de droite. Je ne me sens pas visé quand il parle de racaille et de Kärcher. Aujourd'hui, si on peut avoir trois éducateurs de plus, je suis preneur". Il me vient à l'esprit qu'une "relation clienteliste" en politique suppose qu'il y ait un "vendeur" mais aussi qu'il y ait un "client" qui fait passer ses petits intérêts particuliers devant les principes du vivre ensemble et du développement solidaire. En conclusion, il y a d'honneur ni pour le premier, ni pour le second et les deux perdent leur âme. Ce n'est pas ma conception de l'action politique.

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23 septembre 2006

Sarkozy délinquant ?

Voilà que SARKOZY nous refait le "coup" de 2002 en cherchant à placer le débat politique sur le thème de la sécurité physique et des biens. Bien évidemment, il occulte, ce faisant, les débats génants sur le pouvoir d'achat, l'emploi, la redistribution des richesses et l'éducation...

En s'en prenant à l'autorité judiciaire, comme bouc émissaire de l'échec de la politique de sécurité, il vise l'affect et l'émotion. Préparée par des "affaires" comme celle d'Outreau, l'opinion publique ne raisonne plus, elle réagit émotivement.

Les sondages d'opinion confirment ce point, ce qui fait dire à certains journalistes que SARKOZY a fait "le pari du peuple". D'autres l'on fait, en différentes circonstances, avant lui, pour prendre le pouvoir. Ce n'est jamais au bénéfice de la démocratie !

En attaquant l'autorité judiciaire, dans l'exercice de sa fonction de ministre, SARKOZY se place sur le terrain d'une sorte de "coup d'Etat". De la part, d'un ministre, il s'agit d'un acte particulièrement grave. Il s'assoit sur notre Constitution de la République. Cet acte peut-il être assimilé à la forfaiture et l'entraîner à être déféré devant la Haute Cour de Justice de la République ?

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09 juin 2006

Dormez, braves gens, je VEILLE sur vous !

2409791689Nicolas Sarkozy nous a fait son show, en présentant son "bilan" à l'intérieur depuis 2002. Au passage, il a semblé oublier qu'un intérimaire, nommé de Villepin, lui avait emprunté sa casquette, pendant quelques mois, au poste de ministre de l'intérieur. Mais bon...

Je ne souhaite pas commenter le "bilan" présenté. D'une part, nous connaissons parfaitement, aujourd'hui, les limites des statistiques en matière de sécurité. D'autre part, si nous avons un taux d'affaires élucidés (cf. la remarque précédente) en accroissement, c'est une bonne chose !

Peut-être en paradoxe, je me questionne sur le sens de la très forte augmentation des violences physiques (Sources : observatoire national de la délinquance - mai 2006) :

  • Les atteintes volontaires à l'intégrité physique sont en hausse de 8 % ;
  • Vols violents sans armes, + 8,8 % ;
  • Violences physiques non crapuleuses, + 11 % ;
  • Violences physiques crapuleuses, + 7,6 % ;
  • Menaces, + 6,6 %.

Elles sont ce qui produit le plus de dégats sociaux et psychologiques et génèrent le sentiment d'insécurité où selon un sondage BVA du 8 juin 2006, 45 % des sondés considèrent que l'insécurité a augmenté depuis 2002. L'atteinte à l'intégrité physique (mais aussi psychique) d'une personne représente le plus haut niveau d'insécurité qui puisse exister. C'est moralement et socialement intolérable. Or, nous sommes dans une socité française qui semble générer une dérive violente. A première analyse, trois principales raisons peuvent l'expliquer.

L'insécurité sociale est en forte augmentation. Il n'est pas besoin de longs repérages pour identifier des points d'achopement de notre société : les grandes difficultés pour se loger, la précarité du travail, le basculement dans le RMI, l'échec dans les études, etc.

Le sentiment de société duale s'installe (avec raison). Alors que les impôts pour les 10 % des personnes ayant les revenus les plus élevés ont fortement diminués, les revenus des classes moyennes stagnent. L'ascenseur social est en panne et notre société a abandonné ses objectifs de promotion sociale pour se focaliser sur une approche patrimoniale. D'une part, nous avons 6 à 7 millions de pauvres et précaires (dont 2 millions d'enfants) et, d'autre part, 5 % de la population trustent 80 % de l'ensemble des revenus.

Le délitement du sens moral apparaît dans sa profondeur. Il est patent lorsque, par exemple, tout semble permis au plus haut niveau de l'Etat, comme dans l'affaire Clearstream.

Hier, Nicolas Sarkozy cherche à nous endormir, se sentant bousculer dans ses fondements par les arguments socialistes. Notre responsabilité est, justement, la résistance. Nous devons résister en réaffirmant, chaque jour, la force de nos valeurs et la pertinence de nos objectifs politiques. Maintenant que nous avons un projet ambitieux pour la France, l'espoir est de mise !

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05 juin 2006

Ségolène Royal aborde la question de la sécurité dans sa globalité

Ségolène RoyalCertains moralistes de la gauche ont refusé d'entendre ce que Ségolène Royal avait réellement exprimé sur la question de la sécurité, pour n'en conserver qu'une approche anecdotique.

En fait, elle aborde la question dans sa globalité en resituant la sécurité au sens de la délinquance dans le contexte social. Oui, je crois qu'une politique de gauche repose sur une vraie approche de la sécurité. Oui les gens souffrent confrontés au chômage, à la précarité, à l'injustice, à l'indécence des revenus des grands patrons et face à la petite violence quotidienne.

Invitée à l'émission de France 2, Les quatre vérités, le 2 juin, elle a apporté quelques précisions sur les mesures les plus controversées :

Mise sous tutelle des allocations familiales et réseaux de parents :
La droite aujourd'hui suspend les allocations familiales, c'est-à-dire les supprime pour les familles. La mise sous tutelle qui existe d’ailleurs depuis des années (je pense que chacun qui aujourd'hui prend la parole doit d’abord s’informer avant de déformer les choses), ça consiste à faire en sorte que les dépenses continuent à se faire pour la famille, mais avec une personne qui suit ces dépenses et qui décide. (...)
Quand on est seule face à un, deux, même plusieurs adolescents, on est en grande difficulté, d’où l’idée des stages, des réseaux de parents, c'est-à-dire des parents qui se regroupent et qui sont épaulés par un travailleur social, pour faire en sorte d’assumer leurs responsabilités. Donc, c’est une mesure respectueuse des familles, mais qui cherche à les réinstaller dans leur position d’autorité parentale.

Encadrement "militaire" pour les jeunes délinquants :
Je reconnais que le mot « militaire » a pu surprendre mais de quoi s’agit-il ? Lorsqu’il y a une catastrophe humanitaire dans le monde, qui va sur place ? Les militaires, les pompiers, les gendarmes, les associations humanitaires. C'est-à-dire des professions effectivement sous uniforme parce qu’elles ont des compétences et que c’est une armée citoyenne. Et donc l’idée, quelle est-elle ? Est-ce qu’il est préférable pour un jeune qui vient de commettre son premier acte de délinquance d’être en prison, dans cette école du crime d’où on ressort plus délinquant que lorsque l’on y est rentré ? (...) L’encadrement militaire, ce n’est pas l’encadrement d’un service militaire où on apprend à tirer, où on conduit un char... Il s’agit de redonner un certain nombre de repères dans le respect des jeunes, dans l’affection des jeunes, dans la volonté de les remettre dans le droit chemin au bon moment avant qu’ils ne basculent dans la délinquance la plus dure.

On comprend, dès lors, que l'approche de la sécurité est un moyen pour développer des actions qui reposent sur le coeur de nos valeurs républicaines et socialistes.

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27 mai 2006

Amnistie présidentielle, le temps des copains et des coquins

drut_amnistieLorsque, hier soir, j'ai appris par des amis que notre inénarable Chirac avait utilisé une loi d'août 2002 pour amnistier Guy Drut, je n'ai pas pu le croire. Ma première réaction fut de dire qu'une telle "connerie" n'était pas possible. Bien vite, j'ai dû me résoudre à comprendre qu'avec des gens comme Chirac, de Villepin ou Sarkozy, tout est possible.

Rappelons les faits. Guy Drut a bénéficié d'un emploi fictif et touché, ainsi 118 000 €. Le 26 octobre 2005, il a été condamné à 15 mois de prison avec sursis et 50 000 € d'amende. N'ayant pas fait appel, sa condamnation est définitive. Notons au passage deux informations. A l'époque de l'emploi fictif, il déclarait 13 millions de francs au fisc (oui, vous avez bien lu) et le tribunal ne l'a pas condamné à une peine d'innéligibilité.

Chirac, en tant que Président de la République, vient de l'amnistier, sous le prétexte qu'il aurait rendu des services exceptionnels, en tant que sportif. Il explique (comme le rapporte le journal Le Monde de ce jour) que la France ne pouvait pas laisser le siège vacant au CIO.

Encore une fois, il nous prend pour des gogos ! La condamnation de Guy Drut n'a aucun lien avec le CIO. Il s'agit bien, pour Chirac, de soustraire un copain d'une décision de justice, en usant de sa fonction.

A la fin des années 70, ministre de l'intérieur de l'époque, Poniatovski avait utilisé l'expression "des copains et des coquins". Nous y voilà !

Il est grand temps de supprimer de notre droit, cette possibilité de "droit divin", pour le Président de la République, de passer outre une décision de justice. Décidément, nos institutions sont à bout de souffle, surtout lorsque l'intérêt général et le bien public ne sont pas la motivation des plus hauts niveaux de l'Etat.

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26 avril 2006

Montfermeil : faut-il rire de la bêtise humaine ?

lachOn apprend, par le journal Le Monde de ce jour, que le maire (UMP) de Montfermeil (93) avait pris un arrêté la 7 avril dernier interdisant aux mineurs de se réunir à plus de trois dans le centre-ville, sous peine d'être interpellés et de devoir payer une amende de 38 €.

Une première réaction peut consister à lire cela avec un sourire en pensant que la connerie a encore frappé.

Mais bien vite, il faut se résoudre à l'évidence ; la bêtise humaine ne peut servir d'alibi aux comportements d'une haine ordinaire et aux jeux d'imprécation d'élus attisant les regards de discrimination. Voici, encore une fois, l'expression simple de la stigmatisation des jeunesses. Oui, pour certains l'équation simpliste est : jeune = délinquant !

Je suis profondément choqué qu'il se trouve un maire (fut-il UMP) pour manquer, ainsi, de sagesse, de compétences et tout simplement d'humanité. Le mot de Pierre Déproges me revient à l'esprit  : "il y a plus d'humanité dans la queue de mon chien que dans l'oeil de L..."

Comment peut-on croire que l'action politique consiste à monter des groupes sociaux contre d'autres groupes sociaux ? Comment accepter que l'action politique permette de s'affranchir de la moralité ? Comment oser proférer la haîne d'autrui ? Parce que je ne comprends pas cela, je donne mon énergie à combattre la dissémination de la "pieuvre noire", dans notre société.

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10 avril 2006

Le CPE est mort ! Engageons l'action future

cpeno11Le président de la république s’est enfin décidé à annoncer la suppression du CPE. En s’obstinant à ne pas être à l’écoute de la jeunesse et du pays, Jacques Chirac, Dominique de Villepin et Nicolas Sarkozy ont plongé notre pays dans une crise politique grave dont la France se serait bien passée.

Le trio refuse toujours de prononcer le mot « abrogation » alors que le CPE est condamné. C’est, pour le moins, manquer de courage politique que de jouer sur les mots pour éviter de reconnaître son échec politique.

Il importe, aujourd'hui, d'esquisser les premières analyses de ces mois de mouvement social mais aussi, de chercher les signaux faibles de la stratégie à venir du triumvirat Chirac-de Villepin-Sarkozy. N'oublions pas que l'apprentissage à 14 ans reste maintenu, ainsi que le travail de nuit des jeunes de 15 ans.

Le CPE était, après le CNE (qu'il reste à supprimer), la première étape d'une stratégie politique généralisée visant à casser le Code du travail et, en particulier, sa partie régissant les contrats de travail. La puissance de l'action collective permet de contenir la droite sur cette route. Il n'en demeure pas moins que la gauche aura du travail pour recréer les conditions d'une réelle cohésion sociale et surtout, d'une égalité d'avenir incluant les jeunesses.

Chirac et ses acolytes veut nous faire croire que nous serions rétrogrades, has been et que l'idée l'égalité sociale serait obsolète. La mobilisation syndicale et des forces politiques de gauche a permis de montrer que la majorité des citoyens français n'y adhérait pas ! Il reste à traduire cela en changement politique !

En effet, et si finalement la mise à feu des banlieues par Sarkozy, en novembre dernier s'inscrivait dans une même stratégie que celle adoptée par de Villepin ? Ne veulent-ils pas créer les conditions d'un besoin d'ordre dans la population ? Ne veulent-ils pas susciter la tentation autoritaire ?

La demande sociale est si élevée qu’elle appelle de la gauche qu’elle soit demain outillée pour préparer une alternative économique, sociale et démocratique à la droite. Cela suppose de promouvoir un nouveau partage de la valeur ajoutée entre le capital et le travail qui permette de financer de nouvelles marges de manœuvres budgétaires, qui soutienne la croissance et l'emploi par la hausse des salaires et qui garantisse la pérennité du financement de nos système sociaux.

Les objectifs sont posés. Il nous reste à imaginer collectivement les possibles !

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05 avril 2006

Plus de 3 millions de manifestants, en France contre le CPE

Les syndicats de salariés, d'étudiants et lycéens, mobilisés contre le CPE, ont pleinement atteint l'objectif de faire aussi bien que le 28 mars : plus de 3 millions de personnes ont battu le pavé mardi 4 avril partout en France.
Un mouvement endurant, qui gère bien le temps, et qui a plus que jamais bon espoir d'amener le gouvernement et les nouveaux négociateurs de l'UMP au retrait pur et simple du CPE.
Même mot d'ordre au Parti socialiste, qui demande avant tout l'abrogation du CPE mais aussi du CNE avant le 17 avril, date des vacances parlementaires.
Face à la confusion politique qui règne dans les rangs de la droite, le PS veut agir dans la clarté et la cohérence. Le groupe socialiste à l'Assemblée nationale présentera mercredi matin une proposition de loi dans ce sens, qui redonnera toute sa place à la négocation avec les partenaires sociaux et les organisations de jeunes.

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31 mars 2006

Depuis longtemps, Chirac ne comprend plus la France et son peuple

736949520On attendait de Chirac qu'il se comporte comme un chef d'Etat, garant de la cohésion sociale comme la Constitution lui en donne la responsabilité, Il n'est apparût, ce soir, lors de son intervention télévisée, que comme le VRP de son Premier Ministre et comme un chef de clan doctrinaire. Un triste sir sans vision de l'avenir !

Il y aura rarement eu de Gouvernement de droite aussi campé dans ses certitudes idéologiques. Chirac ne comprend plus la France et il est totalement coupé du pays réel. Comment penser que le calme puisse revenir ? Comment croire que la confiance en l'avenir puisse être restaurée à court-terme ?

L'hypothèse que l'on peut émettre est celle de la stratégie du besoin d'ordre. De Villepin et son porte-parole Chirac visent à ce que les Français expriment, ce qui apparaît toujours dans des moments de troubles, leur attente du retour de l'ordre. Ainsi, la mesure idéologique du CPE serait confortée.

Cependant, on peut craindre que la désespérance soit, dans l'immédiat la plus forte, à juste titre. Dès lors, il revient à la gauche, mais aussi aux composantes responsables du centre et de la droite, d'appeler à la mobilisation citoyenne. Visiblement, de décembre 1995, Chirac et de Villepin n'ont rien appris. Nous nous trouvons à l'aube d'une grave crise institutionnelle et constitutionnelle.

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Nanterre et politique - Philippe LACROIX (v 2.1)