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05 janvier 2007

Droit opposable au logement : la poudre de perlimpimpin de la droite

Les associations font leur travail d'interpellation et nombre, d'entre elles, ont compris les ressorts médiatiques à mobiliser. L'installation des tentes est un coup de génie sur un des nombreux scandales sociaux avec lesquels nous vivons au quotidien.

Se loger dignement est un droit humain. Beaucoup en sont exclus !

De plus en plus de familles populaires et modestes n’arrivent plus à faire face aux loyers. D’autres ménages sont sur des listes d’attente, interminabes, pour obtenir un premier logement ou espérer une mutation pour construire une famille. D’autres enfin sont condamnés à ne pouvoir choisir leur commune de résidence faute d’une offre de logements équilibrée dans toutes les communes.

Et voilà que le Gouvernement de droite, en réponse au pouvoir de la parole des associations, use d'une apparence de pouvoir d'action. Il découvre le "droit opposable au logement" que Jean-Louis BORLOO qualifiait d'irréaliste, au mois d'avril dernier lorsque les parlementaires socialistes ont tenter d’insérer cette disposition dans la loi, le 11 avril 2006, au cours des débats consacrés au projet de loi gouvernemental sur le logement.

Le Gouvernement nous lance de la poudre de perlimpimpin pour tenter de faire croire qu'il a des intentions de progrès social. La surenchère dans l'urgence n'est jamais bonne conseillière !

Que croire alors que tant de communes ne jouent pas le jeu de la solidarité nationale en matière de logements. J'entends déjà certains dirent que l'on a jamais construit autant de logements qu'en ce moment. C'est désastreument vrai !

Mais ces logements ne sont, pour la majorité, que des produits fiscaux, coûtant très fortement à la collectivité, pour l'enrichissement d'un tout petit nombre. Ces logements ont des loyers exorbitants et sont innacessibles à ceux qui doivent se loger.

Et le pire est possible. Il s'agit des communes qui construisent, certes des logements sociaux, pour satisfaire leurs obligations mais, qui le font uniquement, au travers de logements "PLS", c'est-à-dire à des loyers de l'ordre de 7 à 9 € le m2. Il va s'en dire que 40 % de la population ne peut y accéder.

Alors oui, c'est une tromperie intellectuelle de vouloir faire croire à un droit opposable au logement, dans ces conditions.

Posté par Philippe LACROIX à 01:09 - Logements - Commentaires [1] - Permalien [#]

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