21 décembre 2006
La petite enfance comme service public de base pour les socialistes européens
Le parti socialiste européen (PSE), dont je suis un militant, vient de lancer une pétition européenne en faveur du développement d'un service public de la petite enfance, dans chacun des pays européens. J'ai signé cette pétition qui est la première du genre sur un sujet qui devient un enjeu en France et dont nous pouvons nous réjouir qu'il prend une certaine importance au sein de l'Union européenne.
"En investissant dans des services de la petite enfance de bonne qualité, abordables et accessibles, les partis socialistes, sociaux-démocrates et travaillistes d’Europe peuvent également « faire passer les enfants d’abord ». Nous pouvons offrir un soutien pratique aux parents et aider ainsi toute la famille. En investissant dans des crèches et des garderies de qualité, abordables et accessibles, nous pouvons investir dans l’avenir de nos enfants, c’est à dire dans notre propre avenir.
Les soins de la petite enfance garantissent bien plus qu’un bon départ aux générations futures. Ils permettent également aux parents de poursuivre leur carrière professionnelle tout en sachant que leurs enfants sont pris en charge dans un environnement sûr et chaleureux.
Ils permettent aux parents et aux enfants de se rapprocher de la communauté où ils vivent.
Grâce à davantage de crèches et de garderies, les professionnels de la puériculture peuvent exercer l’emploi qu’ils ont choisi par vocation : contribuer à éduquer la prochaine génération.
Nous pensons que la petite enfance doit être un service public de base accessible à tous ceux qui le désirent.
Adhérez à notre campagne afin d’encourager tous les gouvernements de l’Union européenne à prendre un engagement en la matière. Aidez-nous à exiger de nos gouvernements qu’ils augmentent leurs investissements dans la petite enfance.
Rendons les services de la petite enfance accessibles à tous. Ne laissons personne de côté !"
Pour accéder à la pétition sur le site du PSE et la signer
15 décembre 2006
UMP : le foure-tout du projet
Avec 577 propositions (pour l’affichage… autant que de députés ?!), le programme de l'UMP n’a pas de colonne vertébrale et souffre d’une absence totale de cohérence. Si le terme de libéralisme n’y est plus assumé, ce programme consacre bien la notion de libre choix et de mérite, sans articuler, comme le fait le projet socialiste, la réussite individuelle et la réussite collective.
Le programme de l’UMP est dangereux, injuste et coûteux.
Il est dangereux parce qu’il est fondé sur une part de provocation. Prenons l’exemple du temps de travail : ce projet propose l’exonération de toutes les cotisations sociales sur les heures supplémentaires. Selon le texte lui-même, il s’agirait de rendre l’heure supplémentaire moins chère que l’heure normale, ce qui n’incite évidemment pas à l’embauche de nouveaux salariés, à l’heure où l’emploi est pourtant la première préoccupation des Français. La provocation est aussi d’affirmer qu’il s’agit de permettre de « travailler plus pour gagner plus »….comme si les salariés décidaient eux-mêmes de faire ou non des heures supplémentaires, comme si le temps partiel n’était que choisi ! Il est aussi dangereux car il utilise un vocabulaire visant à faire plaisir alors que le contenu des propositions ne correspond pas à l’affichage qui en est fait.
Il est injuste, parce qu’il propose en réalité aux plus modestes de travailler plus, et aux plus favorisés de payer moins d’impôts. Les propositions relatives à l’impôt sur le revenu ou aux successions sont la poursuite d’une politique fiscale marquée par une grande injustice au cours des cinq années passées.
Il est coûteux, car il comprend de nombreuses promesses de baisses de cotisations et d’impôts sans financer toute une série de propositions. 75 milliards de dépenses supplémentaires, 13 milliards de recettes en moins, voilà les deux termes de l’impossible équation de l’UMP.
Ce projet est trompeur mais a le mérite de montrer qu’il existe un clivage profond entre ses propositions et celles du projet socialiste, entre la gauche et la droite.
09 décembre 2006
Premier forum participatif : Lutte contre toutes les formes de violences, sécurité durable
Les socialistes de Nanterre rentrent, de plain-pied, dans la campagne en vue de l’élection de Ségolène ROYAL à la Présidence de la République.
Nous lançons le premier forum participatif permettant à tous les citoyens volontaires de participer à l’élaboration des propositions de Ségolène ROYAL.
Lutte contre toutes les formes de violences, sécurité durable.
Lundi 11 décembre 2006, de 20 h 30 à 23 h
Maison des Associations, (dans le Parc des anciennes mairies) Grande salle du rez-de-chaussée
Delphine BATHO,
Secrétaire nationale du Parti Socialiste, chargée des questions de sécurité
et, Marie-Laure MEYER,
Maire-adjointe de Nanterre, Conseillère régionale
Candidate aux élections législatives sur la circonscription Nanterre-Suresnes
Les violences aux personnes ont augmenté de 27 % depuis 2002. Le Gouvernement a réformé, depuis, à quatre reprises l’ordonnance de 1945 sur la délinquance des mineurs sans réussite. Les actions de prévention ont été abandonnées et les associations délaissées.
- Comment prendre en compte cette situation dans les politiques sociales et économiques ?
- Quelles politiques de prévention ?
- Quelles politiques de répression, sur les volets de police et de justice ?
Le débat fera l’objet d’un compte-rendu qui sera lui-même mis en débat sur le site internet : www.ps-nanterre.net. L’ensemble sera transmis à Ségolène ROYAL et à son équipe.
02 décembre 2006
Europe : directive service adoptée
Le Parlement européen a voté, mercredi 15 novembre, la fameuse
directive service, anciennement nommée “directive Bolkestein”. Les
socialistes européens ne sont pas entièrement satisfaits de ce texte,
mais sont rassurés d’avoir pu l’amender largement.
La directive service, votée le 15 novembre, n’est certes pas parfaite
mais c’est une nette amélioration du texte initial du rapporteur
Bolkenstein, qui était un texte néfaste pour l’ensemble des citoyens de
l’Union européenne. Les socialistes européens ont amendé le texte dans
le bon sens. Le Parlement a, en effet, joué un rôle fondamental pour
modifier le texte, en enlevant notamment le principe du pays d’origine,
extrêmement dangereux. On a aussi limité le champ d’application en
excluant la plupart des services d’intérêts généraux ainsi qu’une
partie des services d’intérêt économique général et des services
sociaux. Cette directive est donc beaucoup moins néfaste qu’elle ne
l’était en première lecture.
Cependant, il y a quand même des insécurités juridiques auxquelles
chaque État membre sera confronté. Le fameux article 16, principe du
pays d’origine, ne s’appelle plus comme cela puisqu’il a été expurgé,
mais il est tout de même présent et a été renommé “prestations de
service”. Dans cet article, il reste une insécurité juridique, dans la
mesure où nous n’avons pas clairement dit que c’était le droit du pays
de destination qui devait s’appliquer. Comme nous n’avons pas
clairement dit que nous recherchons une harmonisation totale par le
haut, la Cour de justice européenne, en cas de problèmes et en cas de
litiges, peut très bien trancher dans un sens comme dans l’autre. Il
faudra donc rester très vigilants sur l’application au cas par cas.
Ce
texte va tout de même permettre effectivement au marché intérieur de se
développer, de créer potentiellement 600 000 emplois, car le secteur du
service représente 70 % de notre activité économique.
