07 juillet 2006
14 juillet : 14 enfants et adolescents, scolarisés et sans papiers, seront parrainés par des élus, en mairie de Nanterre
14 jeunes nanterriens, scolarisés mais n'ayant pas de titre de séjour régulier, seront parrainés le 14 juillet. Aujourd'hui, ils risquent l'expulsion de France.
Le 30 juin, le sursis accordé aux élèves sans papiers et à leurs parents est tombé. Des milliers d’enfants et leurs familles risquant l’expulsion voient ainsi leur avenir et leurs projets anéantis. Chacun, avec les moyens qui sont les nôtres, nous pouvons leur amener notre soutien en les parrainant.
Nous avons choisi la date symbolique de la République du 14 juillet, pour redonner du corps à notre conception républicaine de l'accueil et de l'asile qui doit prévaloir en France.
Les 14 enfants et adolescents de Nanterre seront parrainés par des élus de notre ville, lors d'une cérémonie se déroulerant le 14 juillet 2006, à 11 heures, dans la salle des mariages.
06 juillet 2006
Le service public de la petite enfance, une proposition inaboutie du projet socialiste pour la France
Dans le projet socialiste pour la France figure une proposition qui fait l'objet d'une forte communication : la création d'un service public de la petite enfance.
A première vu, je dirais enfin. Avec d'autres, je milite depuis longtemps pour cet objectif et, je devrais m'en réjouir. Or, il n'en est rien !
Dans projet socialiste, il est écrit : “Nous créerons un service public de la petite enfance, accessible aux enfants dès 2 ans. Associé à l’Ecole maternelle, il offrira aux jeunes enfants, un encadrement pédagogique, médical et culturel, dont les plus pauvres sont privés.”
Lorsqu'on connaît la question, on ne comprend pas cette proposition. Elle est non pertinente.
La fédération des Hauts-de-Seine a adopté un amendement présenté par son 1er secrétaire - Pascal Buchet et par moi-même, qui est :
“Nous créerons un service public de la petite enfance, garantissant un mode de garde accessible à tous les enfants à partir de l’âge de 10 semaines. Il sera organisé sous la responsabilité des communes, en cofinancement avec les départements et les CAF. Nous garantirons également un accès aux assistantes maternelles aux mêmes tarifs que ceux des crèches (en fonction des ressources et de la composition de la famille) et nous lancerons une réflexion sur la compensation des réductions d’impôt prévues pour la garde d’enfants pour les foyers français non imposable.
Ce service public offrira aux jeunes enfants, un encadrement pédagogique, médical et culturel, ainsi qu’une possibilité d’accompagnement des familles. Il permettra à tous les parents de concilier leur vie familiale et leur vie professionnelle. Il s’associera à l’école maternelle, à partir de l’âge de 2 ans afin d’organiser la transition.
Les régions seront incitées à co-financer les investissements et la formation professionnelle pour les métiers de la petite enfance sera développée à la hauteur des enjeux, sous la responsabilité des régions, qui bénéficieront des justes transferts financiers de l’Etat.”
Je ne peux que regretter que l’esprit de cet amendement n’ait été repris. En l’état, la proposition du PS exprime essentiellement une “non connaissance” de la question par ses rédacteurs. En tant que maire-adjoint à la petite enfance d’une commune de 87 000 habitants, comptant plus de 350 professionnelles de la petite enfance, je ne peux aucunement défendre une proposition qui, au lieu d’être une avancée, apparaît comme une regression.
En effet, dans l’exposé des motifs de l’amendement, nous écrivions :
“La question de la petite enfance devient progressivement un enjeu national à partir de deux préoccupations :
• La recherche, pour les parents (et en particulier, pour les mères), de la conciliation entre la vie professionnelle et la vie familiale ;
• L’attention d’une perspective de co-éducation dans l’accueil des jeunes enfants.
A l’échelle nationale, moins de 20 % des enfants de moins de 3 ans bénéficient d’un accueil, dans le cadre du service public ou contrôlé par celui-ci. Les inégalités territoriales sont criantes et elles tendent à exclure les plus démunis du choix d’un mode d’accueil.
Par ailleurs, de très nombreuses mères sont contraintes à recourir au congé parental. Ce faisant, elles se mettent en graves difficultés financières et le retour à l’emploi est très difficile pour un grand nombre d’entre-elles.
L’accueil des jeunes enfants, dans le cadre du service public doit répondre à ces besoins et ces enjeux. Le but est de créer une égalité, à l’échelle nationale, entre toutes les familles, permettant aux parents qui en font le choix, de voir leur enfant accueilli par une structure publique, une structure privée de nature associative ou par l’emploi d’une assistante maternelle. Ces deux derniers modes doivent être organisés et contrôlés par la puissance publique.
L’accueil doit être possible dès la fin du congé maternité. En conséquence, c’est dès l’âge de 10 semaines que le service public de la petite enfance doit répondre à la demande d’accueil.
Le service public de la petite enfance doit être organisé par les communes, dans le but d’un fonctionnement de proximité. Son coût doit être partagé entre la commune, le département, la Caisse d’Allocations Familiales et l’Etat (au travers d’un fonds de financement, géré par les CAF). Par ailleurs, les régions doivent être incitées à participer à l’investissement et l’enjeu de la formation des professionnels de la petite enfance (dont la pénurie est profonde) doit devenir une cause nationale.”
04 juillet 2006
"Bizareries" concernant l'affectation d'élèves sortant de troisième
Sylvie CABASSOT, maire-adjointe socialiste de Nanterre, a été alertée, d'une part, par des associations de parents d'élèves et, d'autres part, par des enseignants du collège Evariste Gallois, de la situation anormale concernant l'affectation d'élèves des classes de troisième des collèges de Nanterre.
Il semble que nombre d'entre eux après avoir obtenu une affectation, à Suresnes, à Rueil... (courrier de l'Inspection Accadémique) se la voient refuser quand ils se présentent dans le lycée.
Officiellement, c'est parce qu'il n'y aurait plus de place et que l'ordinateur se serait trompé (dans d'autres cirsconstances, on rigolerait de la naïveté des arguments), mais il apparaît aussi, au détour des échanges, que le fait d'être de Nanterre et/ou d'avoir un nom à consonnance étrangère ne soit pas absent de la décision.
Quoi qu'il en soit ces élèves (qui sont en général de bons élèves) se retrouvent sans affectation, puisque le lycée Joliot-Curie ne les avait pas prévus (à juste titre) et que là aussi, il y aurait un problème de place...
Si ces fait s'avèrent exacts, ils sont scandaleux et indignes du service public. Il est nécessaire que les directions des établissements de Suresnes et de Rueil concernées retrouvent la raison. Nous allons nous y employer. A défaut, la justice pourrait être saisie.
Information complémentaire du 5 juillet : Lucien BATARD, maire-adjoint socialiste à l'enseignement, a rencontré la Directrice de cabinet de Monsieur MICHELLET - Inspecteur d'Académie - . Elle lui a assuré que celui-ci prenait cela au sérieux et qu'il faisait le nécessaire pour que ces "dysfonctionnements" disparaissent. On peut être satisfait de l'implication de l'IA sur cette question.
Marie-Laure MEYER et Denis HUBERT candidats du parti socialiste pour les législatives

Dans la 4e circonscription des Hauts-de-Seine - celle qui couvre les villes de Nanterre et de Suresnes - Marie-Laure Meyer été désignée, par le parti socialiste, comme candidate titulaire, avec Denis Hubert, conseiller municipal de Suresnes, comme suppléant.
Les candidats et leurs suppléants, du parti socialiste, dans les 13 circonscriptions des Hauts-de-Seine :
1ère Philippe SARRE / Mohamed BELLOUCH
2e Michèle ETCHEBERRY / Sébastien PIETRASANTA
3e Jean-André LASSERRE / Chantal BELPERCHE
4e Marie-Laure MEYER / Denis HUBERT
5e Gilles CATOIRE / Elisabeth GOUREVITCH
6e Nadine JEANNE / François TOP
7e Bertrand ROCHERON / Aude FOURLON
8e Gel
9e Pierre GABORIT / Mady CLAITTE
10e Lucile SCHMIDT / Laurent PIEUCHOT
11e Catherine PICARD / ?
12e Philippe KALTENBACH / Martine GOURIET
13e Michèle CANET / Françoise COLMEZ
03 juillet 2006
Le projet du parti socialiste est ratifié par la convention
Le projet socialiste pour les prochaines élections présidentielles et législatives a été ratifié, samedi 1er juillet, par plus de 700
délégués venus de toute la France . 696 ont voté pour ; 7 ont voté contre et 42 se sont abstenus.
Dans son discours de clôture, François Hollande a tenu à rappeler le sens de ce projet:
Ce projet, c’est une somme d’engagements que nous portons
collectivement devant les Français. Et il nous engagera tous. Il nous
engagera d’abord comme militants socialistes pour le promouvoir auprès
des Français, le défendre, l’expliquer et, ensuite, pour le soumettre à
leur jugement. C’est plus qu’un socle -ce qui supposerait que l’on
puisse s’asseoir dessus- ou un cadre qui laisserait libre la
composition du tableau. C’est le contrat que l’on veut passer avec les
Français pour réussir le changement. Nous en sommes, nous, maintenant,
les premiers signataires.
Lire le discours de François Hollande sur le site du Parti socialiste.
01 juillet 2006
Nanterre : première ville en France à imposer 40 % de logements sociaux dans les projets immobiliers
Lors de la séance du conseil municipal, le 27 juin, nous avons décidé d’inscrire dans le Plan Local d’Urbanisme (PLU) de Nanterre, l’obligation de réaliser au moins 40% de logements sociaux, pour toute nouvelle opération immobilière de plus 1200 mètres située sur son territoire.
Cette disposition est valable tant pour les constructions neuves, que pour la transformation en logements, d’anciens locaux de bureaux ou d’activités.
Elle s’appliquera sur tous les secteurs de la ville, excepté ceux où le logement social est d’ores et déjà largement dominant.
Le vote de cette disposition doit permettre :
le développement du logement social dans les quartiers où il est peu présent ;
une bonne insertion de celui-ci dans le tissu urbain existant, en favorisant de petits programmes sociaux ;
- de freiner la spéculation immobilière, dans l’intérêt de tous.
C’est donc une mesure forte, qui résulte d'un choix politique explicite : prendre en compte les besoins en logements de la population. Il s'agit d'une mesure qui favorisera la mixité sociale. C’est aussi une décision emblématique, prise par la ville-préfecture des Hauts de Seine, située au pied du quartier d’affaire de La Défense.
Lors de la séance extraordinaire du Conseil municipal, consacrée au logement, le 26 avril dernier, j'ai développé dans mon intervention les raisons qui justifient notre décision : "...Mais l’offre n’est pas adaptée à la demande. Il y a éviction des ménages les plus modestes. Et, dans de nombreuses communes, il s’agit d’un choix politique. Le niveau de construction actuel renforce aussi la crise car, il laisse croire qu’en construisant des logements hauts de gamme, cela libère des logements pour les personnes aux revenus modestes. C’est faux et stérilisant !"
Pour lire la brève parue dans le journal Le Parisien du 30 juin 2006
