29 avril 2006
Pour un droit au logement pour tous : les engagements du conseil municipal de Nanterre
Lors du conseil municipal exceptionnel du 26 avril 2006, les élus socialistes, communistes, verts et MRC ont voté ensemble la résolution suivante :
"Le logement est devenu la préoccupation première des habitants de la région parisienne et plus largement des habitants des métropoles et de leurs périphéries. Une crise prégnante s'est installéedurablement dans notre pays et au-delà. Le logement est devenu, un objet de spéculation alors même qu'il est un bien de première nécessité. Une intervention publique forte est aujourd'hui indispensable pour inverser la tendance, pour faire du logement un droit opposable. Or, L'Etat et l'ensemble des pouvoirs publics se désengagent, laissant se développer la concurrence, les inégalités territoriales, les ségrégations spatiales et sociales. Le marché du logement est devenu un marché d'exclusion. [...]
Les projets d'aménagement et de développement urbain marquent notre volonté de faire de Nanterre une ville équilibrée sur l'ensemble de ses quartiers, dans un cadre de développement durable, en menant de front une politique de construction de logements sociaux, une politique de protection, de maintien de l'habitat privé traditionnel, en proposant des programmes en accession sociale à la propriété, de l'habitat collectif et individuel, tout en s'efforçant de contenir la spéculation immobilière. [...]"
Pour lire la résolution : resolution_1_.pdf
26 avril 2006
Crise du logement : des éléments pour le débat (1)
En île-de-France et dans le 92, nous sommes dans l’impérieuse nécessité de construire. Mais attention, des logements accessibles. Accessibles, de par leur localisation. Accessibles, de par leur taux d’effort dans les budgets familiaux.
Aujourd’hui, on construit beaucoup, pour le plus grand bonheur de groupes comme Bouygues, Suez ou Eiffage. Mais l’offre n’est pas adaptée à la demande. Il y a éviction des ménages les plus modestes. Et, dans de nombreuses communes, il s’agit d’un choix politique. Le niveau de construction actuel renforce aussi la crise car, il laisse croire qu’en construisant des logements hauts de gamme, cela libère des logements pour les personnes aux revenus modestes. C’est faux et stérilisant !
80 % de la demande se situe à un niveau inférieur au plafond PLAI/PLUS. Et 60 % se situe sous le seuil de pauvreté. En conséquence, les loyers ne devraient pas dépasser les 5 €/m2. Lorsque les loyers libres sont en moyenne de 16 €/m2 à Nanterre et de 21 €/m2 à Issy-Les-Moulineaux, vous voyez le gap et vous comprenez l’exclusion en marche. Les plus modestes n’ont comme seul recours que de partir en très grande périphérie. A eux les longues heures coûteuses dans les transports en commun.
Pour lire la suite : Intervention_CM_logement_26_avril_2006.doc
Montfermeil : faut-il rire de la bêtise humaine ?
On apprend, par le journal Le Monde de ce jour, que le maire (UMP) de Montfermeil (93) avait pris un arrêté la 7 avril dernier interdisant aux mineurs de se réunir à plus de trois dans le centre-ville, sous peine d'être interpellés et de devoir payer une amende de 38 €.
Une première réaction peut consister à lire cela avec un sourire en pensant que la connerie a encore frappé.
Mais bien vite, il faut se résoudre à l'évidence ; la bêtise humaine ne peut servir d'alibi aux comportements d'une haine ordinaire et aux jeux d'imprécation d'élus attisant les regards de discrimination. Voici, encore une fois, l'expression simple de la stigmatisation des jeunesses. Oui, pour certains l'équation simpliste est : jeune = délinquant !
Je suis profondément choqué qu'il se trouve un maire (fut-il UMP) pour manquer, ainsi, de sagesse, de compétences et tout simplement d'humanité. Le mot de Pierre Déproges me revient à l'esprit : "il y a plus d'humanité dans la queue de mon chien que dans l'oeil de L..."
Comment peut-on croire que l'action politique consiste à monter des groupes sociaux contre d'autres groupes sociaux ? Comment accepter que l'action politique permette de s'affranchir de la moralité ? Comment oser proférer la haîne d'autrui ? Parce que je ne comprends pas cela, je donne mon énergie à combattre la dissémination de la "pieuvre noire", dans notre société.
25 avril 2006
Succès sans précédent de la campagne d'adhésion au Parti socialiste des Hauts-de-Seine
Du jamais vu ! De mémoire des anciens socialistes des premières heures, jamais une telle demande massive d'adhésions au Parti Socialiste ne s'était produite.
A ce jour, ce sont 744 nouveaux adhérents qui se sont inscrits dans nos 35 sections locales, et ce après seulement les trois premiers mois de notre campagne d'adhésion nationale.
Rappelons que l'adhésion à 20 euros est possible jusqu'au 1er juin. Elle donne la possibilité pour tout nouvel adhérent, après présentation statutaire au sein de sa nouvelle section locale, de venir et participer à toutes nos réunions, de définir le Projet socialiste 2007, tout en ayant la possibilité de désigner par vote à bulletin secret notre candidat(e) pour les prochaines élections présidentielles de 2007.
Il est encore trop tot pour tirer les conclusions de ce réel succès, mais un premier constat s'impose : la densité de ces nouvelles adhésions est très équitablement répartie sur l'ensemble de nos villes, ce qui justifie qu'il s'agit d'une démarche politique homogène. Assistons-nous à un frémissement porteur d'avenir dans les Hauts-de-Seine ?
22 avril 2006
Crise du logement : conseil municipal extraordinaire du 26 avril 2006
Parce que nous sommes résolument engagés, à notre niveau, dans la lutte contre le mal-logement, nous consacrons notre prochain conseil municipal à la crise actuelle du logement, lors d'une séance extraordinaire, afin d'approfondir le débat et décider d’actions concrètes.
La crise du logement est un des problèmes centraux de la France d’aujourd’hui. Profonde et complexe, elle touche toutes les couches sociales qui sont contraintes de consacrer une part grandissante de leur budget à se loger, quand elles trouvent à se loger. Le contexte social et politique actuel est fait de spéculation immobilière, d'une politique gouvernementale inégalitaire renforçant la crise mais également, de précarisation des citoyens.
Par ce que ce n'est le "marché" en tant que tel qui est responsable mais bien les politiques conduites (en particulier par la droite), une intervention publique forte est aujourd’hui indispensable pour inverser la tendance, pour faire du logement un droit opposable.
Pour accompagner le débat, je publierai, sur ce blog, une "chronique de la crise du logement".
D'ici là, rendez-vous le 26 avril 2006 à 19H00 dans la salle du conseil municipal de l’hôtel de ville de Nanterre
18 avril 2006
500 nouveaux adhérents au Parti Socialiste des Hauts-de-Seine
La Fédération du Parti socialiste des Hauts-de-Seine annonce que la campagne d'adhésion lancée sur internet est un grand succès dans le département. Près de 500 personnes ont déjà fait acte d'adhésion dans notre Fédération. Pour 20 euros, chacun peut s'inscrire dans la section socialiste de sa commune et participer au débat et vote pour notre Projet 2007.
A Nanterre, ce sont 25 nouveaux adhérents qui viennent de faire le pas de l'adhésion.
Pour accueillir ces 500 nouveaux adhérents, la Fédération socialiste des Hauts-de-Seine organise 2 réunions d'information : pour les communes du nord du département, le samedi 6 mai, de 15h à 17 h30, à Courbevoie (lieu à préciser très prochainement) ; pour les communes du sud du département , le samedi 13 mai, de 15h à 17 h30, à Chatenay - Malabry (Ecole Jean Jaurès, en haut de la N 186).
10 avril 2006
Le CPE est mort ! Engageons l'action future
Le président de la république s’est enfin décidé à annoncer la suppression du CPE. En s’obstinant à ne pas être à l’écoute de la jeunesse et du pays, Jacques Chirac, Dominique de Villepin et Nicolas Sarkozy ont plongé notre pays dans une crise politique grave dont la France se serait bien passée.
Le trio refuse toujours de prononcer le mot « abrogation » alors que le CPE est condamné. C’est, pour le moins, manquer de courage politique que de jouer sur les mots pour éviter de reconnaître son échec politique.
Il importe, aujourd'hui, d'esquisser les premières analyses de ces mois de mouvement social mais aussi, de chercher les signaux faibles de la stratégie à venir du triumvirat Chirac-de Villepin-Sarkozy. N'oublions pas que l'apprentissage à 14 ans reste maintenu, ainsi que le travail de nuit des jeunes de 15 ans.
Le CPE était, après le CNE (qu'il reste à supprimer), la première étape d'une stratégie politique généralisée visant à casser le Code du travail et, en particulier, sa partie régissant les contrats de travail. La puissance de l'action collective permet de contenir la droite sur cette route. Il n'en demeure pas moins que la gauche aura du travail pour recréer les conditions d'une réelle cohésion sociale et surtout, d'une égalité d'avenir incluant les jeunesses.
Chirac et ses acolytes veut nous faire croire que nous serions rétrogrades, has been et que l'idée l'égalité sociale serait obsolète. La mobilisation syndicale et des forces politiques de gauche a permis de montrer que la majorité des citoyens français n'y adhérait pas ! Il reste à traduire cela en changement politique !
En effet, et si finalement la mise à feu des banlieues par Sarkozy, en novembre dernier s'inscrivait dans une même stratégie que celle adoptée par de Villepin ? Ne veulent-ils pas créer les conditions d'un besoin d'ordre dans la population ? Ne veulent-ils pas susciter la tentation autoritaire ?
La demande sociale est si élevée qu’elle appelle de la gauche qu’elle soit demain outillée pour préparer une alternative économique, sociale et démocratique à la droite. Cela suppose de promouvoir un nouveau partage de la valeur ajoutée entre le capital et le travail qui permette de financer de nouvelles marges de manœuvres budgétaires, qui soutienne la croissance et l'emploi par la hausse des salaires et qui garantisse la pérennité du financement de nos système sociaux.
Les objectifs sont posés. Il nous reste à imaginer collectivement les possibles !
05 avril 2006
Plus de 3 millions de manifestants, en France contre le CPE
Les syndicats de salariés, d'étudiants et lycéens, mobilisés contre le CPE, ont pleinement atteint l'objectif de faire aussi bien que le 28 mars : plus de 3 millions de personnes ont battu le pavé mardi 4 avril partout en France.
Un mouvement endurant, qui gère bien le temps, et qui a plus que jamais bon espoir d'amener le gouvernement et les nouveaux négociateurs de l'UMP au retrait pur et simple du CPE.
Même mot d'ordre au Parti socialiste, qui demande avant tout l'abrogation du CPE mais aussi du CNE avant le 17 avril, date des vacances parlementaires.
Face à la confusion politique qui règne dans les rangs de la droite, le PS veut agir dans la clarté et la cohérence. Le groupe socialiste à l'Assemblée nationale présentera mercredi matin une proposition de loi dans ce sens, qui redonnera toute sa place à la négocation avec les partenaires sociaux et les organisations de jeunes.
01 avril 2006
Evénement : accueil des premiers enfants dans la nouvelle crèche de la Courte échelle le lundi 3 avril 2006
Après dix-huit de mois travaux, nous accueillons les premiers enfants dans la nouvelle crèche multi-accueil de la Courte échelle, sur le site des Chenevreux, le lundi 3 avril 2006.
Ce nouvel établissement de la petite enfance complète les 18 structures municipales existantes sur Nanterre. Prévu pour 47 places, il accueillera, au total, environ 55 enfants qui s'ajouteront aux 1 200 déjà accuellis dans nos crèches. Les nouvelles entrées des jeunes enfants s'échelonneront du 3 avril, jusqu'au début du mois de septembre. Quinze professionnelles vont oeuvrer pour créer une qualité éducative comparable à celle de l'ensemble de nos établissements.
La Courte échelle est la première crèche d'un programme de quatre décidée par la municipalité, dont la réalisation s'étend entre 2006 et 2009.
Nous l'inaugurerons avec l'ensemble de la population le 9 septembre prochain, lors d'une journée porte ouverte.
Ce lundi 3 avril, c'est aussi l'ouverture de la nouvelle crèche du ministère de la défense située dans le quartier Anatole France. Construite par le Génie, elle accueille 30 enfants.
Dans quelques semaines, nous ouvrirons la crèche municipale du Petit Prince, avec 44 places et nous augmenterons la capacité d'accueil de la crèche l'Ile aux trésors de 10 places.
Ainsi, la ville de Nanterre ouvrira, en 2006, plus de 110 nouvelles places d'accueil pour la première enfance. Un record dans les Hauts-de-Seine !
