Présentation de Philippe Lacroix

10 avril 2006

Le CPE est mort ! Engageons l'action future

cpeno11Le président de la république s’est enfin décidé à annoncer la suppression du CPE. En s’obstinant à ne pas être à l’écoute de la jeunesse et du pays, Jacques Chirac, Dominique de Villepin et Nicolas Sarkozy ont plongé notre pays dans une crise politique grave dont la France se serait bien passée.

Le trio refuse toujours de prononcer le mot « abrogation » alors que le CPE est condamné. C’est, pour le moins, manquer de courage politique que de jouer sur les mots pour éviter de reconnaître son échec politique.

Il importe, aujourd'hui, d'esquisser les premières analyses de ces mois de mouvement social mais aussi, de chercher les signaux faibles de la stratégie à venir du triumvirat Chirac-de Villepin-Sarkozy. N'oublions pas que l'apprentissage à 14 ans reste maintenu, ainsi que le travail de nuit des jeunes de 15 ans.

Le CPE était, après le CNE (qu'il reste à supprimer), la première étape d'une stratégie politique généralisée visant à casser le Code du travail et, en particulier, sa partie régissant les contrats de travail. La puissance de l'action collective permet de contenir la droite sur cette route. Il n'en demeure pas moins que la gauche aura du travail pour recréer les conditions d'une réelle cohésion sociale et surtout, d'une égalité d'avenir incluant les jeunesses.

Chirac et ses acolytes veut nous faire croire que nous serions rétrogrades, has been et que l'idée l'égalité sociale serait obsolète. La mobilisation syndicale et des forces politiques de gauche a permis de montrer que la majorité des citoyens français n'y adhérait pas ! Il reste à traduire cela en changement politique !

En effet, et si finalement la mise à feu des banlieues par Sarkozy, en novembre dernier s'inscrivait dans une même stratégie que celle adoptée par de Villepin ? Ne veulent-ils pas créer les conditions d'un besoin d'ordre dans la population ? Ne veulent-ils pas susciter la tentation autoritaire ?

La demande sociale est si élevée qu’elle appelle de la gauche qu’elle soit demain outillée pour préparer une alternative économique, sociale et démocratique à la droite. Cela suppose de promouvoir un nouveau partage de la valeur ajoutée entre le capital et le travail qui permette de financer de nouvelles marges de manœuvres budgétaires, qui soutienne la croissance et l'emploi par la hausse des salaires et qui garantisse la pérennité du financement de nos système sociaux.

Les objectifs sont posés. Il nous reste à imaginer collectivement les possibles !

Posté par Philippe LACROIX à 19:04 - Commentaires politiques - Commentaires [1] - Permalien [#]

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