31 mars 2006
Depuis longtemps, Chirac ne comprend plus la France et son peuple
On attendait de Chirac qu'il se comporte comme un chef d'Etat, garant de la cohésion sociale comme la Constitution lui en donne la responsabilité, Il n'est apparût, ce soir, lors de son intervention télévisée, que comme le VRP de son Premier Ministre et comme un chef de clan doctrinaire. Un triste sir sans vision de l'avenir !
Il y aura rarement eu de Gouvernement de droite aussi campé dans ses certitudes idéologiques. Chirac ne comprend plus la France et il est totalement coupé du pays réel. Comment penser que le calme puisse revenir ? Comment croire que la confiance en l'avenir puisse être restaurée à court-terme ?
L'hypothèse que l'on peut émettre est celle de la stratégie du besoin d'ordre. De Villepin et son porte-parole Chirac visent à ce que les Français expriment, ce qui apparaît toujours dans des moments de troubles, leur attente du retour de l'ordre. Ainsi, la mesure idéologique du CPE serait confortée.
Cependant, on peut craindre que la désespérance soit, dans l'immédiat la plus forte, à juste titre. Dès lors, il revient à la gauche, mais aussi aux composantes responsables du centre et de la droite, d'appeler à la mobilisation citoyenne. Visiblement, de décembre 1995, Chirac et de Villepin n'ont rien appris. Nous nous trouvons à l'aube d'une grave crise institutionnelle et constitutionnelle.
Déclaration commune de la gauche après la décision du Conseil constitutionnel sur la CPE
Au terme de la conférence de presse du 31 mars 2006, les forces de gauche (Alternative citoyenne, Alternatifs, Gauche républicaine, Mars, MRC, Parti Socialiste, PCF, PRG, Régions et peuples solidaires, les Verts) se sont accordées sur une déclaration commune pour le retrait du CPE.
"Depuis deux mois, partout en France, jeunes, lycéens, étudiants et salariés se sont retrouvés pour exiger le retrait du CPE. Le mouvement gagne en ampleur : plus de 60 universités et établissements d’enseignement supérieur, des centaines de lycées sont en grève.
La journée d’action interprofessionnelle du 28 mars a été extrêmement importante. Près de 3 millions de personnes ont manifesté. Des arrêts de travail ont été constatés dans de nombreux secteurs.
Ce puissant mouvement populaire marque le refus d’une très large majorité de Français – jeunes, salariés, retraités – de la politique du gouvernement qui échoue sur l’emploi et ne propose comme seule perspective que la précarité.
Face à la détermination de la jeunesse et des organisations syndicales contre le CPE pour marquer un coup d’arrêt à la politique de la droite, il est clair que l’objectif de la majorité actuelle est d’aller vers le démantèlement du code du travail et la disparition du CDI.
Face au front uni de la jeunesse et des syndicats, le gouvernement continue sa stratégie de confrontation. L’obstination du gouvernement, les déclarations provocatrices à répétition des membres du gouvernement sont irresponsables et favorisent un climat délétère. L’exécutif fait prévaloir des intérêts particuliers et ses luttes internes sur l’intérêt du pays.
Les organisations de la gauche et des écologistes soutiennent l’objectif du mouvement social en cours : obtenir le retrait du CPE.
Le gouvernement doit répondre aux attentes de l’immense majorité des jeunes, des salariés, des citoyens.
Les organisations et partis politiques de gauche demandent solennellement à Jacques Chirac le retrait du CPE pour engager des négociations avec les syndicats puis revenir devant le Parlement. Sachant les conditions exceptionnelles de son élection en 2002, il porterait une grave responsabilité en promulguant la loi. Ce serait un coup de force inacceptable.
Nous appelons tous les citoyennes et les citoyens à prendre part à la journée d’action, de manifestation et de grève du 4 avril et à toutes les initiatives qui suivront".
Chirac - de Villepin - Sarkozy, au pied du mur après la décision du Conseil constitutionnel
Le triumvirat Chirac - de Villepin - Sarkozy est maintenant au pied du mur.
Le conseil constitutionnel a validé jeudi soir le texte de loi sur l'égalité des chances qui instaure le CPE. Une promulgation immédiate serait une nouvelle provocation et enfoncerait le pays dans le blocage. Au delà il s'agit de trouver une porte de sortie à lobstination maladive du Premier ministre soutenu par l'ensemble de son Gouvernement. Je partage l'avis de François Hollande qui a pour sa part conseillé au chef de l'Etat "de ne pas promulguer la loi et de provoquer une nouvelle lecture devant le Parlement".
L'abandon du droit et l'injonction de la précarité ne peuvent être imposés par la contrainte.
La validation du Conseil Consitutionnel est une décision en droit. Elle n'est ni une validation d'opportunité ni un quitus donné aux valeurs sous-jacentes au CPE.
Les constitutionnalistes commenteront la décision du Conseil car, en première analyse, il semble revenir sur une ensemble de principes qu'il avait précédemment mis en exergue. Aujourd'hui, le débât reste celui du choix politique. A cet égard, il nous revient de montrer que la société inégalitaire, injuste et insécure que cherchent à nous imposer le trio infernal Chirac - de Villepin - Sarkozy, n'est pas dans la tradition républicaine de la France et qu'elle est à l'opposé de ce que trois siècles d'humanisme nous ont permis de poser comme valeurs.
30 mars 2006
Pétition contre l'amendement Ollier réduisant l'obligation des communes en logements sociaux
L'association HABITAT & HUMANISME a lancé une pétition contre l'amendement OLLIER (Député-Maire de Rueil-Malmaison) qui remet en cause le quota de 20% de logements sociaux imposé par la loi SRU.
Dans un billet du 30 janvier dernier, j’ai expliqué les tenants et les aboutissements de cet amendement.
Au moment où l'accès à un logement digne est aussi difficle pour tous, nous constatons comment, une fois de plus, la droite cherche à détruire le lien social et à réduire l'équité.
Pour signer la pétition : www.petitiononline.com/rflgHH1/petition.html
29 mars 2006
Conseil municipal du 28 mars 2006 : adoption de trois voeux sur l'actualité
Lors de sa scéance du 28 mars, le Conseil municipal a adopté des voeux concernant trois questions importantes de l'actualité sociale :
Le premier concerne la fiscalité locale et les conséquences des choix des Gouvernements RAFFARIN et de VILLEPIN, en particulier, réduisant la taxe professionnelle des entreprises, et donc leur participation financière aux charges des collectivités locales.
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Télécharger le voeu : voeu2006FISCALITE_LOCALE.doc
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Pour lire mon intervention au nom du groupe socialiste : Intervention_fiscalité 28_mars_2006.doc
Le deuxième a trait au CPE et au CNE dans lequel le Conseil municipal demande le retrait de ces types injustes de contrat de travail.
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Télécharger le voeu : Voeu_CPE_Conseil_Municipal.doc
Le troisième exprime la réserve vis-à-vis des expulsions locatives ordonnées par le Préfet, dès lors que les locataires, en difficulté économiques, sont de bonnes foi.
Télécharger le voeu : Voeu_expulsions.doc
28 mars 2006
28 mars, conseil municipal pour le vote du budget et l'adoption de trois voeux
Aujourd'hui, le conseil municipal se réunie avec un ordre du jour chargé. Outre le budget 2006, nous allons débattre de trois voeux :
- Pour une fiscalité locale modernisée et des financements permettant aux collectivités locales de répondre aux besoins des habitants et de lutter vraiment contre les inégalités ;
- Ensemble, amplifions le mouvement pour obtenir le retrait du CPE ;
- Nanterre, ville de protection des locataires en difficultés économiques.
Par ailleurs, nous examinerons et délibérerons de 35 autres points.
Pour télécharger l'ordre du jour : SEANCE_DU_CONSEIL_MUNICIPAL_28_mars_2006.doc
22 mars 2006
Le texte du CPE : pour mieux évaluer les risques qu'il génère et ce qu'il détruit
De nombreuses personnes m'ont demandé de leur fournir le texte législatif créant le CPE et, d'autres cherchaient le moyen de se le proccurer. Il est intéressant, en effet, d'approfondir sa connaissance des textes en étudiant les originaux et de se référer aux débats au Parlement.
Dans cet esprit, l'article 8 de la loi sur l'égalité des chances, créant le contrat de première embauche est directement accessible en téléchargeant :
21 mars 2006
Violences au lycée Langevin de Nanterre : inaceptables mais générées par l'attitude du Gouvernement sur le CPE
Ce matin, quelques dizaines de lycéens du lycée AGORA de Puteaux ont fait le tour de plusieurs lycées de Nanterre.
Embarquant quelques lycéens de Joliot-Curie et d'autres du lycée Langevin, ainsi que des jeunes non scolarisés, ils ont provoqué d'importantes dégradations dans l'établissement Paul Langevin, ainsi qu'aux abords. Les vitres du rez-de-Chaussé ont été cassées et une voiture retournée. Le lycée est fermé jusqu'à la fin de la semaine afin d'effectuer les travaux de sécurité nécessaires. Les enfants des écoles maternelle et élémentaire jouxtant le lycée sont, pour certains, sous le choc.
De tels faits sont inaceptables. La violence n'a rien à voir avec le mouvement social contre le contrat de première embauche (CPE).
L'attitude que j'ai qualifiée d'autistique génère la désespérance et une certaine forme de nihilisme. Les tensions risquent de s'accroîtrent et avec elles les violences que nous avons connues au mois de novembre dernier.
Il est de notre responsabilité à tous de continuer à faire pression sur le Gouvernement afin qu'il oubli sa fierté mal placée et qu'il revienne à l'écoute de la jeunesse et du monde du travail. Nous avons, avec calme et détermination, à accentuer le rassemblement pacifique des opposants au CPE.
20 mars 2006
En quatre pages, le vrai bilan de Nicolas Sarkozy dans les Hauts-de-Seine
Nicolas SARKOZY rêve de faire des Hauts-de-Seine le prototype de la politique nationale dont il souhaiterait être le héros. Il a engagé le département dans un ensemble d'aventures politiques qui ne reposent ni sur la volonté de justice sociale, ni sur la modestie médiatique.
Les conseillers généraux socialistes se sont mis au travail afin d'établir un bilan du plus riche conseil général de France. Ils écrivent : "...deux ans après son élection à la tête du Conseil général, nous avons voulu vous présenter son véritable bilan : un bilan où la médiatisation et la précipitation prévalent sur la réflexion ; un bilan où bon nombre des actions engagées n’ont pas été ni mûries ni concertées, mais imposées ; un bilan où le quantitatif prime sur le qualitatif au détriment de l’efficacité et de la justice sociale, où l’intérêt du plus grand nombre est bafoué au profit d’intérêts particuliers et idéologiques ; un bilan qui exclut de fait des catégories entières de la population, qui nie les difficultés sociales, qui exclut et qui privilégie une société à deux vitesses."
L'ensemble des faits et des analyses figure dans un document de quatre pages.
Pour lire l'information sur le blog du groupe socialiste au CG 92 : http://www.ps92.com/2006/03/en_4_pages_le_v.html
Pour télécharger le document de bilan : http://www.ps92.com/files/contre-bilan-etats-generaux-hautsdeseine.pdf
19 mars 2006
Rencontre publique à Nanterre, le 4 avril : que proposer face au CPE ?
Le Contrat première embauche (CPE) est une mesure injuste et économiquement improductive dont le Premier ministre justifie l'existence par la nature du chômage du jeunes. Chacun sait que les raisons sont ailleurs, mais il s'agit de le prendre au mot et de réfléchir aux solutions alternatives, construites dans un esprit de droit et de justice.
A l'appel de nombreuses organisations des Hauts-de-Seine, une rencontre publique est organisée afin de débattre des pistes possibles pour lutter contre le chômage des jeunes. Elle s'inscrit comme une action complémentaire à la renvendication que le CPE soit retiré.
Elle se déroulera le mardi 4 avril 2006 à 19 heures, salle de quartier Berthelot située 2 rue du colonel Fabien à Nanterre (RER : Nanterre-Université).
Organisations invitantes : U.E.C. Paris X, UNEF Paris X, JOC 92, Mouvement Jeunes Socialistes 92, Mouvement Jeunes Communistes 92, Jeunes Communistes Révolutionnaires 92, F.S.U. 92, U.N.S.A. 92, Solidaires 92, Agir Contre le Chômage 92 Nord, PC.F 92, Parti Socialiste 92, Verts 92, Alternative Citoyenne 92, PRG 92, MRC 92, Gauche Républicaine 92, Les Alternatifs 92.
