31 janvier 2006
Les socialistes des communes du bassin de vie de la Défense proposent 5 orientations pour lutter contre la crise du logement
Les élus socialistes des communes du pourtour de la Défense se mobilisent et proposent cinq orientations pour lutter contre la crise du logement.
Avec mes collègues, nous constatons depuis plusieurs années la forte dégradation des conditions d'accès au logement rendant impossibles les mobilités résidentielles de nos concitoyens.
Nous nous sommes réunis pour faire le point des conditions sur le bassin et de l'impact négatif de la politique du conseil général mais aussi, pour être moteur de la réflexion et de l'action collective en direction du logement.
Dans cette perspective, nous avons établi un document qui sur le base d'un constat rapide décrit cinq propositions simples pour améliorer la situation :
Equilibrer l’offre de logements et de bureaux dans l’ensemble des communes du pourtour de la Défense.
Redéfinir la participation à la surcharge foncière.
Obtenir des quotas de logements sociaux (20 % minimum) dans toutes les opérations immobilières.
Imposer des clauses antispéculations lors des ventes de logements neufs.
Lutter contre le saturnisme et le logement insalubre.
Pour lire le texte : communiqué
30 janvier 2006
Patrick OLLIER, député-maire de Rueil-Malmaison a fait adopter son amendement contre le logement locatif social
Dans la nuit de mercredi à jeudi 26 janvier, à l'Assemblée nationale, les députés ont adopté l'amendement de Patrick Ollier (UMP, Hauts-de-Seine) qui vide de sa substance l'article 55 de la loi de solidarité et de renouvellement urbains (SRU), qui obligeait les villes à atteindre un quota de 20 % de HLM, sous peine d’amendes financières. Par quel procédé hypocrite ? On inclura désormais dans le comptage toutes les opérations d'accession à la propriété dès lors qu'elles sont réalisées par des ménages ne dépassant pas un certain seuil de revenus qui sera fixé par décret.
Ce détricotage de la loi SRU a été entreprise, au mépris –mais faut-il s’attendre à autre chose de la part des parlementaires de droite-, des injonctions de l'abbé Pierre, qui était venu mercredi 25 janvier dans l’hémicycle leur demander de renoncer à la modifier. «Si je suis là cinquante ans après l'époque où j'étais parmi vous - il a été député de 1945-1951-, c'est que sans aucun doute se trouve mis en question l'honneur de la France», précisant que «l'honneur, c'est quand le fort s'applique à aider le moins fort». Le fondateur d'Emmaüs a demandé à Jacques Chirac de faire «pression sur les députés (...) pour que la loi qui oblige à construire 20 % de logements sociaux soit respectée». Il a dit aussi que le mot «social sera bientôt inutilisable tellement il est devenu synonyme de ceux qu'on ne fréquente pas».
Le président de la République avait lui-même en novembre, pendant les émeutes des banlieues, jugé nécessaire ce dispositif : «La vérité m'oblige à dire que cette loi SRU a connu des effets positifs puisqu'un nombre important de communes a atteint cet objectif ou est en voie de l'atteindre (...). Cette loi sera respectée.» On le voit…
Patrick OLLIER agit, ainsi, en petit soldat du chiraquisme mais aussi, pour répondre à ses intérêts propres puisque cela lui permettra que les logements sociaux qu'il s'apprête à vendre, rentrent dans le quota de Rueil-malmaison.
Refus de voir les jeunes condamnés à la précarité avec le CPE
Le PS, avec les syndicats et l'ensemble de la gauche, exige le retrait du Contrat première embauche (CPE), alors que le gouvernement tente de passer en force, en contournant, par l'urgence, la représentation parlementaire et en refusant la négociation avec les partenaires sociaux. Rendez-vous le 31 janvier, date de passage du texte à l'Assemblée nationale, puis le 7 février, pour une grande manifestation unitaire.
La section de Nanterre du PS se mobilise et ses militants vont cette semaine sur le terrain à la rencontre des jeunes salariés, des lycéens et des étudiants.
Elle organise une réunion publique avec Rarry HAMMADI, Président du Mouvement des jeunes socialistes, le :
9 février à 20 h à la maison des associations (rue des anciennes mairies).
Pour comprendre les risques sociaux que fait courrir le projet de CPE : Villepin_ne_propose_aux_jeunes_que_de_sous_emplois.doc
28 janvier 2006
Contrat première embauche, deuxième étage du missile lancée contre le droit du travail
Le contrat de première embauche, voulu par de Villepin, est bien une attaque en règle du droit du travail. Loins de chercher à favoriser l'emploi des jeunes, son objectif est de réduire fortement ce que le MEDEF considère comme antimoderne : les garantis social du droit du travail.
La logique se donne comme "imparable". Puisque de nombreux jeunes connaissent une grande précarité dans l'emploi et bien, généralisons la précarité et nous aurons, alors, rétabli l'égalité. Un seond argument est présenté selon lequel, ainsi, l'accès au logement et aux emprunt bancaire serait facilité. Il faut être particulièrement vicieux pour oser avancer cette bilevesé.
Quelle image renvoie-t-on à la jeunesse d'elle-même ? Vous êtes inutiles, pour l'instant, aussi il vous faut faire vos preuve pour, peut-être un jour, accèder à un vrai CDI.
En fait, il faut comprendre que le CPE vient après le contrat nouvelle embauche et qu'il s'inscrit dans la stratégie visant à "manger par les deux bouts" le contrat de travail. Le but suivant sera de généraliser à tous les salariés la forte réduction des garanties sociales du contrat de travail.
Pour aller plus loin, je renvoie sur le site d'un collectif : http://www.stopcpe.net/
26 janvier 2006
Première rencontre du logement des communes centre nord des Hauts-de-Seine
La situation du logement est particulièrement grave dans les communes autour de la Défense. Le bassin constitué par les communes de Colombes, Courbevoie, la Garenne-Colombes, Nanterre, Puteaux, Rueil-Malmaison et Suresnes connaît une situation inédite dans l'exlusion d'une grande partie de la population de logements accessibles à tous.
Les groupes socialistes et communistes des élus de Nanterre ont souhaité que l'ensemble des personnes conscientes de cela et des forces politiques progressistes de ces communes fassent, ensemble, un premier point. L'objectif est de réfléchir à des initiatives communes que nous pourrions prendre.
Une première rencontre est organisée : le jeudi 2 février 2006 à 20 h 00, à la l'AGORA - 20, rue de Stalingrad à Nanterre.
23 janvier 2006
Sèvres : Kosciusko-Morizet (UMP) et Blandin (PS) arrivent en tête du 1er tour de la cantonale partielle
Les électeurs du canton de Sèvres appelés aux urnes hier pour désigner un successeur à l'UDF Jean Caillonneau, décédé. Avec une participation de 37%, le maire UMP François Kosciusko-Morizet est arrivé en tête avec près de 45% des voix, devant le conseiller municipal socialiste Jacques Blanfin qui obtient près de 21%. Les deux hommes se retrouveront dimanche prochain -29 janvier- pour un second tour décisif.
Résultats complets de ce 1er tour :
Inscrits : 13 309 Votants : 4 932
Exprimés : 4 824
Abstention : 62,94 %
François Kosciusko-Morizet (UMP) : 2 169 (44,96 %)
Jacques Blandin (PS) : 1 003 (20,79 %)
Roger Fajnzylberg (DVG) : 434 (9 %)
Frédéric Puzin (Verts) : 348 (7,21 %)
Bernard Fontaine (UDF) : 332 (6,88 %)
Jean Bardot (FN) : 248 (5,14 %)
Boumedine Chakouri (PCF) : 210 (4,35 %)
Romain Carayol (PRG) : 80 (1,66 %)
06 janvier 2006
Interview par Radio-Bleue IdF sur les raisons faisant que Nanterre ne s'ouvre pas aux crèches marchandes
J'ai été interviewé pour une diffusion lundi matin, 9 janvier, à 7h45 sur la nouvelle radio "Radio-Bleue Île-de-France", au sujet des crèches privées.
J'ai rappelé qu'il ne fallait pas confondre les crèches associatives et les entreprises de crèches que nous pouvons nommer "crèches marchandes". Autant je suis très favorable aux crèches associatives dont la grande valeur ajoutée est de favoriser l’implication des parents ou de simples citoyens dans un projet collectif d’éducation, je suis opposé aux crèches marchandes.
Radio-Bleue : La ville de Nanterre n'est pas favorable aux crèches privées. Pouvez-vous nous en expliquer les raisons ?
Philippe LACROIX : Les raisons de cette opposition aux crèches marchandes sont simples et reposent, d’une part sur des principes et, d’autre part, sur des raisons de fonctionnement. Sur les principes, il y a trois principales raisons de cette opposition. Une crèche n’est pas qu’un simple lieu de garde. C’est un espace d’éducation. La garde vise à assurer la sécurité physique et psychique des enfants. C’est le moins que l’on puisse faire mais c’est très insuffisant. Une crèche c’est un espace de co-éducation au côté des parents. L’éducation est une valeur universelle qui ne se prête pas aux profits financiers. Nous nous devons de mettre des limites à la marchandisation des relations sociales. Les crèches marchandes sont, pour l’essentiel payées par la puissance publique, au travers de crédits d’impôts sur les sociétés et de subvention des Caisses d’Allocations Familiales. Il y a quelque chose d’immorale que notre argent, à nous tous, serve aux bénéfices de quelques actionnaires. La troisième raison est de circonstance. La ville de Nanterre va ouvrir, au mois d’avril prochain une nouvelle crèche. Elle aura coûté 3 millions d’euros à la ville et parce que la Caisse d’Allocations Familiales des Hauts-de-Seine finance les crèches marchandes, la ville de Nanterre, pour la première fois n’a reçue aucun financement de Concernant les raisons de fonctionnement. Il faut savoir que les crèches marchandes refusent les enfants de moins d’un an. Pourquoi ? Parce qu’une crèche doit avoir plus de personnels lorsque les enfants ne marchent pas. Ainsi, les crèches marchandes pénalisent les parents pour assurer leur rentabilité. Mais vous comprenez que c’est par ailleurs cohérent avec le discours du ministre de la famille, selon lequel les mères de jeunes enfants doivent être auprès de leur enfant. Et bien non ! Les femmes doivent pouvoir choisir de leur destinée. Les parents doivent pouvoir choisir et ce n’est pas le cas aujourd’hui et, je souhaite, avec d’autres, que soit créé, en France, un grand service public de la première enfance.
