Présentation de Philippe Lacroix

28 janvier 2006

Contrat première embauche, deuxième étage du missile lancée contre le droit du travail

tractLe contrat de première embauche, voulu par de Villepin, est bien une attaque en règle du droit du travail. Loins de chercher à favoriser l'emploi des jeunes, son objectif est de réduire fortement ce que le MEDEF considère comme antimoderne : les garantis social du droit du travail.

La logique se donne comme "imparable". Puisque de nombreux jeunes connaissent une grande précarité dans l'emploi et bien, généralisons la précarité et nous aurons, alors, rétabli l'égalité. Un seond argument est présenté selon lequel, ainsi, l'accès au logement et aux emprunt bancaire serait facilité. Il faut être particulièrement vicieux pour oser avancer cette bilevesé.

Quelle image renvoie-t-on à la jeunesse d'elle-même ? Vous êtes inutiles, pour l'instant, aussi il vous faut faire vos preuve pour, peut-être un jour, accèder à un vrai CDI.

En fait, il faut comprendre que le CPE vient après le contrat nouvelle embauche et qu'il s'inscrit dans la stratégie visant à "manger par les deux bouts" le contrat de travail. Le but suivant sera de généraliser à tous les salariés la forte réduction des garanties sociales du contrat de travail.

sitemdroite107 Pour aller plus loin, je renvoie sur le site d'un collectif : http://www.stopcpe.net/

Posté par Philippe LACROIX à 09:59 - Commentaires politiques - Commentaires [2] - Permalien [#]

Commentaires

    Pourquoi voulez vous absolument que les employeurs licencient ces jeunes avant le terme des 2 ans ? Pour quelles raisons le feraient-ils ? Quels seraient leur intérêt ? Croyez vous qu'un chef d'entreprise passe son temps à embaucher ou débaucher au gré des mesures pour l'emploi ? Vous portez un jugement très manichéen où l'on traduit que le chef d'entreprise est forcément l'exploiteur et le salarié forcément la victime parce qu'il a une période d'essai de 2 ans... alors qu'à mon avis les premières victimes aujourd'hui sont avant tout les chômeurs et notamment les jeunes qui n'ont aucun revenu ! La vraie précarité c'est le chômage.

    Posté par jmag, 28 janvier 2006 à 23:43
  • Réaliste, pas manichéien

    J'ai une bonne expérience, je crois, des pratiques d'employeurs. J'ai été DRH et je suis à la direction d'un organisme ayant quelques centaines de salariés.
    Aussi, je n'ai jamais eu d'approche manichéenne mais seulement, des analyses fondées sur mes observations et les contraintes que je connais.
    Vous avez raison d'écrire que la précarité c'est le chômage. Je ne sais pas si c'est la "vraie" mais elle obère toute perspective d'avenir.
    Cependant, l'impossibilité de se fixer, de pouvoir raisonner au delà de quelques mois, le stress que cela provoque, l'absence de recIl y a trois problèmes différents :
    1. Le CPE est une fausse bonne solution à un vrai problème. Les chômeurs ne trouveraient pas d'emploi car ils en seraient responsables. Non ; la politique actuelle privilégient le patrimoine et les classes sociales aisées au détriment de l'investissement collectif (la recherche, par exemple)et de l'intérêt général. Les 30 000 emplois perdus en 12 mois du secteur marchand illustre, non l'emprise de l'international sur notre économie mais l'incurie de la politique économique suivie. Le CPE vise à faire porter la responsabilité de cette situation sur une classe d'âge, sous prétexte de faciliter l'emploi.
    2. J'ai appris, de mon expérience, que le code du travail n'avait pas les rigidités que certains lui prêtent. Les formalismes qu'il introduit dans les relations professionnelles sont des garanties (d'ailleurs pour les deux parties). J'ai aussi appris, oui en effet, que certains chefs d'entreprise ont besoin que la puissance publique soient sur leur dos pour qu'ils appliquent, un peu, les règles collectives. D'une point de vue de l'évaluation des compétences, je n'ai aucunement besoin de 24 mois pour juger de l'intérêt de fidèliser un salarié. Deux à six mois suffisent largement. D'un point de vue économique, je n'ai pas besoin de 24 mois pour conclure au bien fondé de la valeur ajoutée d'un nouvel emploi. Six à huit mois sont suffisants.
    3. Comme je l'écris dans ma note que vous commentez, le CPE est une étape vers la généralisation de la période probatoire de 2 ans pour tous les contrats de travail.

    Posté par Philippe LACROIX, 29 janvier 2006 à 14:52

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