Présentation de Philippe Lacroix

08 septembre 2005

L'accès au logement, le mal français

Le logement avec l'emploi sont devenus les deux principales difficultés pourl'ensemble des français et des habitants de la France, génératrices d'une crise sociale profonde. Par exemple, malgré un taux de 53 % de logements sociaux à Nanterre, nous avons, aujourd'hui, plus de 2 300 demandeurs de logement sur la commune. La demande est celle de l'accès au logement et du bénéfice des services publics de qualité. Mais Nanterre ne peut répondre plus que nous le faisons déjà, si les autres communes continuent de refuser d'appliquer la loi avec son obligation des 20 % de logements sociaux.

Le 1er septembre, lors de sa conférence de presse de rentrée, le Premier ministre annonce une série de mesures en réaction aux dramatiques incendies survenus dans des logements insalubres. Nous assistons à des annonces en trompe-l'oeil et à la stigmatisation des plus faibles.

Le mal-logement touche plus de 3 millions de personnes aujourd’hui en France. Le Premier ministre avait annoncé qu’il allait « prendre toute la mesure des besoins ». On est bien loin du compte.

La revalorisation de l’aide personnalisée au logement (APL) n’est que de 1,8 % alors que la hausse des loyers est indexée sur un indice qui a augmenté de 4,8 %. C’est près de 8,5 % du pouvoir d’achat des aides personnelles qui ont été amputés depuis 2002 et, par ailleurs, 250 000 personnes qui ont été éliminées de l’accès à l’APL.

L’enveloppe de 50 millions d’euros supplémentaires octroyée à la lutte contre l’insalubrité ne permettra en réalité la rénovation que de 2 000 logements.

Aucune réelle mesure de relance de la construction sociale n’est annoncée ni de contrôle de la spéculation qui, d’un côté, plombe le pouvoir d’achat et, de l’autre, étouffe le secteur du logement social.

Aucune mesure n’est annoncée sur les problèmes spécifiques de Paris et de l’Ile de France alors que l’on y recense 340 000 demandes d’HLM, concernant donc environ 1 million de personnes. Et les déclarations actuelles ne peuvent pas faire oublier l’opposition systématique des élus de droite à la construction de logements sociaux dans leurs arrondissements comme dans leurs communes.

Le gouvernement, par l’intermédiaire de son ministre de l’Intérieur, préfère stigmatiser les familles qui souffrent plutôt que de les aider. Fermer des immeubles en laissant les familles dans un état de quasi-abandon n’est pas responsable ni digne d’une démocratie.

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