Présentation de Philippe Lacroix

17 juin 2005

Le développement durable n'est pas une mode, c'est une nécessité d'agir

La question de l'environnement se pose aujourd'hui, dans des termes nouveaux. Nous ne sommes plus dans l'écologisme associé à une certaine forme de "babacoolisme" ou de peur des changements induits par les progrès technologiques. L'enjeu est celui de l'organisation de notre futur, de celui de nos enfants et de leurs petits enfants. En particulier, nous devons prendre à bras le coprs la question de la "dérive climatique". En effet, la température moyenne de la planète a augmenté de 0,6°C au 21e siècle ; elle pourrait augmenter de 1,4 à 5,8°C d'ici 2100. Ces phénomènes, principalement causés par l'augmentation des émissions de gaz à effet de serre, ont des effets déjà visibles : fonte des calottes glacières, diminution des réserves en eau potable, relèvement du niveau des mers, déplacement de millions de personnes.

Par ailleurs, j'adhère à l'avis de Nathalie VICQ-THEPOT (conseillière municipale socialiste) lorsqu'elle dit : "A mon avis, il y a une angoisse sourde et pour l'instant non encore exprimée dans la population, qui s'ajoute aux questions d'emploi, relative à la crainte de l'avenir en matière de changement climatique, de pénurie d'énergie, de développement des cancers dus aux produits toxiques accumulés etc. Agir sur ces questions trouve toujours un écho important dans la population ou dans les services des collectivités, qui révèle à ce moment-là combien ces sujets touchent de près les gens. Et d'ailleurs, je pense que c'est une grave erreur pour tous les partis, et en particulier le nôtre, de ne pas bâtir leur projet pour l'avenir radicalement là-dessus...".

J'ai été désagréablement surpris, lors d'une réunion cette semaine avec nos partenaires politiques, d'entendre des représentants expliquant que "le développement était une mode ou une idéologie des nantis et des bobos" ; que "c'était un prétexte pour faire accepter les inégalités et que nous devions continuer le cap ; enfin que cela était une question à traiter à l'échelle mondiale qu'il était inutile que la ville de Nanterre s'engage dans cette voie".

Ce discours montre combien nous sommes encore éloignés, d'une part, de la prise de conscience du problème et des enjeux et, d'autre part, d'une conception de l'action politique dans laquelle la responsabilité serait constamment renvoyé sur les autres (le summum étant de désigner Bruxelles et l'AGS comme les diables).

Aujourd'hui, l'alternative est simple. Soit nous choisissons explicitement de ne rien faire car il faudrait qu'avant les USA ratifie le protocole de Kyoto, soit nous nous engageons résolument dans l'action contre l'effet de serre, en particulier.

Les élus socialistes de Nanterre choisissent la seconde solution.

Nathalie VICQ-THEPOT a présenté un plan d'action à court/moyen terme, pour Nanterre. Le groupe des élus socialistes de Nanterre a validé ce plan pour le faire sien. Pour consulter cette proposition : Vers_un_Agenda_21_Nanterrien.doc

Posté par Philippe LACROIX à 15:50 - Développement durable - Commentaires [0] - Permalien [#]

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